dimanche,24 octobre 2021
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Gabon: mobilisation des ressortissants camerounais après l’agression policière d’un des leurs

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La communauté camerounaise installée au Gabon est mobilisée depuis le dimanche 11 juillet 2021 pour dénoncer l’agression policière d’Olivier Ndong alias « Lampard », un jeune footballeur bi-national en soins intensifs au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO). Assis à même le sol devant le commissariat de Nzeng-Ayong où l’indélicat serait protégé par ses frères d’armes, ces ressortissants réclament justice.

Alors que la toile s’est enflammée avec la supposée agression à l’arme à feu d’un Camerounais par un policier à hauteur du quartier Pk8, il n’en serait finalement rien. Selon une source proche de la famille, le jeune footballeur bi-national Olivier Ndong alias « Lampard », de son vrai nom Nsagou Mohamed, aurait été pris à parti par un agent des Forces de police d’intervention (Fopi) le dimanche 11 juillet dernier. Et ce, sous prétexte qu’il aurait entretenu une relation amoureuse avec une des amies de ce policier.

Amoché à coup de matraques et de coups de poing, le jeune homme serait tombé dans les paumes. Paniqués, les agents vont le conserver sous une tente pendant une bonne heure avant de le conduire en indigent vers le Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) après un détour au SAMU Social gabonais. Il y est gardé en soins intensifs compte tenu de son état critique. Toute chose qui a causé l’ire de la forte communauté camerounaise vivant au Gabon.

Dans la foulée, les taximen, commerçants en tous genres ont envahi la devanture du commissariat de police de Nzeng-Ayong dans le 6ème arrondissement de Libreville.  Dans le même temps, des responsables de ladite communauté se sont rendus auprès de leur ambassade où la diplomate les a reçus à ce propos. S’estimant lésés au vu des montants des factures et de la gravité de l’agression policière, les plaignants ont menacé d’établir un siège permanent devant les locaux de la police.

Une requête peu orthodoxe pour son Excellence Edith Félicie Ondoua Ateba. L’ambassadrice du Cameroun au Gabon a prôné une démarche administrative qu’elle entend regarder de très près. Pour l’heure, les autorités compétentes en l’occurrence la Préfecture de Police jointe par téléphone par Gabon Media Time (GMT), se sont  limitées à botter en touche en déclarant « si vous voulez des informations vérifiées rapprochez-vous directement du préfet de Police lui-même ».  Autant dire que les hommes du Général de Brigade Serge Hervé Ngoma ne semblent pas disposés à faire la lumière dans cette affaire. Nous y reviendrons !

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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