Zone CEMAC : 0,2% de croissance attendue

Les chefs d'Etat des pays membres de la Cemac © D.R

Alors que les experts avaient tablé sur une croissance de 1,6%, le taux de croissance pour 2017 de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ne sera finalement que de 0,2%. Consécutif à plusieurs chocs de grandes envergures, ce taux de croissance est le plus faible jamais atteint depuis 20 ans.

Le club des six (Gabon, Cameroun, République du Congo, Tchad, Guinée Équatoriale, République centrafricaine) va donc connaître en 2017 son plus bas taux de croissance depuis 20 ans. Ayant subi de grands bouleversements, notamment la forte baisse des prix du baril du pétrole, des conflits civils dans certains pays, des flux de réfugiés et des sécheresses, ce qui a conduit à une baisse des réserves de change.

Reconnaissant la gravité de la situation et la nécessité d’agir de manière urgente, les Chefs d’État réunis à Yaoundé en décembre dernier ont décidé d’adopter les mesures nécessaires pour faire face aux difficultés économiques et jeter les bases d’une reprise graduelle.

Chaque pays a donc définit ses propres politiques, mais la stratégie globale insiste sur quatre domaines de réformes : Mobiliser davantage de recettes non pétrolières par le biais de réformes budgétaires, mieux hiérarchiser les dépenses pour contribuer à stabiliser les niveaux d’endettement public, et accroître la transparence et l’efficience des dépenses publiques; Préserver les dépenses sociales et adopter de nouveaux programmes de protection pour atténuer l’impact de la crise économique sur les populations pauvres; Renforcer le secteur financier pour promouvoir la stabilité et l’inclusion; Améliorer le climat des affaires et promouvoir la diversification de l’économie pour s’affranchir d’une dépendance excessive à l’égard du pétrole.

Accompagné par le Fonds Monétaire Internationale (FMI), qui apporte son soutien par le biais de concours financiers, de conseils de politiques économiques et d’assistance technique. Les pays de la zone CEMAC sont peu à peu enclins à répondre aux exigences d’un monde dans lequel le pétrole brut est de moins sujet à des cours relativement élevés, et dans lequel la diversification de l’économie est désormais le maître mot.

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