Yves-Fernand Manfoumbi s’engage pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon

Dans une déclaration tenue ce lundi 19 février 2018 au sein du ministère de l’agriculture, de l’élevage, en charge du programme graine, Yves-Fernand Manfoumbi, ministre de tutelle s’est dit inquiet du niveau des importations massives des produits alimentaires dont la qualité sanitaire et phytosanitaire est sujet à caution dans notre pays. Pour préserver la santé du consommateur gabonais, des usagers, des végétaux, des aliments et de l’environnement, exposés aux risques de la dépendance alimentaire dont la récurrence des plaintes interpelle les plus hautes autorités, le ministre a lancé l’opération «ALIMENTS 3S» Sains, Sûrs et Salubres.

Depuis plusieurs mois, les consommateurs gabonais se plaignent quant à la sûreté des produits alimentaires et des effets indésirables qui induisent leur santé à cause de l’utilisation abusive et incontrôlée des pesticides dans les exploitations agricoles. Ces conséquences liées à la dépendance alimentaire de notre pays ont été principalement l’objet d’une déclaration de presse du Ministre Yves-Fernand Manfoumbi qui, comme toutes les autres autorités de l’Etat, en tête desquelles Ali Bongo Ondimba, invite les gabonais à surveiller leurs assiettes.

Après avoir partagé ces inquiétudes sur la question, Yves Fernand Manfoumbi a déclaré que «devant la gravité des plaintes, l’étendue et la complexité des risques encourus aux conséquences innombrables sur la santé ses consommateurs gabonais, des usagers, des végétaux, des animaux et sur l’environnement, le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a décidé de lancer sans délai indu, une vastes opération de sécurité et nutritionnelle des aliments, dénommée ‘’ALIMENTS 3S’’ Sains, Sûrs et Salubres».

Selon le Ministre, cette opération qui s’inscrit dans l’un des objectifs stratégiques du Plan stratégique Gabon émergent, à savoir: «garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle» vise entre autres à: «Évaluer le niveau d’exposition des consommateurs aux dangers alimentaires et contrôler la conformité à la règlementation  en vigueur, dresser un état des lieux sans phares du statut sanitaire et phytosanitaire d’un ensemble de catégorie d’aliments produits localement et importés en République gabonaise, renforcer la sûreté de la chaîne alimentaire et assurer un niveau élevé de protection de la santé des populations par la mise sur le marché des denrées alimentaires de très hautes qualité sanitaire, nutri-intelligents pour autant qu’ils soient sains, sûrs et salubres».

Pour mener à bien cette guerre alimentaire, le patron de l’Agriculture a dit mettre en place «un dispositif de contrôles sanitaires des aliments à l’importation aux frontières maritimes, aériennes, terrestres et à la distribution qui sera assuré par les officiers judiciaires à la compétence spéciale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaires (Asaga)».

Cette armée alimentaire couvrira toute l’étendue du territoire allant du champ à l’assiette du consommateur par des enquêtes de santé publique vétérinaire et phytosanitaire dont les données alimenteront les plans de surveillance sanitaire qui déboucheront inéluctablement sur les prises de vues pertinentes jusqu’au laboratoire accrédités pour des analyses.

Afin d’assurer une agriculture climato-intelligente, respectueuse de l’environnement et préservatrice du bien-être de la santé des populations, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage, chargé du programme graine a déclaré «plus que jamais mobilisé et engagé sur les questions vitales de sécurité sanitaires et alimentaires afin d’assurer à tous les consommateurs  des produits alimentaires sains, sûrs et salubres».

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