La WILPF et le FEPPSAC vent debout contre la prolifération des armes létales

Photo de famille des membres de la WILPF et du FEPPSAC © D.R

Ce jeudi 5 décembre 2018 s’est tenue à Libreville, une conférence de presse conjointe de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF) et du Réseau des Femmes de médias pour la paix et la sécurité en Afrique centrale (FEPPSAC). Cette rencontre avait pour but de tirer la sonnette d’alarme quant à la fabrication des armes létales qui constitue une menace pour le monde en général et l’Afrique en particulier.

En effet, cette rencontre s’inscrit dans la volonté de ces deux organisations non gouvernementales à sensibiliser les pouvoirs publics et la presse sur les enjeux de la campagne contre les systèmes d’armes létales autonome autrement appelés « Robots tueurs ». Il faut dire que l’objectif recherché à travers ce plaidoyer est essentiellement axé sur la démilitarisation et la prévention des conflits, en s’attaquant aux causes profondes de ces derniers; la production et la prolifération des armes et munitions.

Le but de cette campagne intitulée Campaign to stop Killer robot est d’appeler tous les Etats membres de l’Organisation des nations unies, à s’engager à négocier sans délai un traité d’interdiction juridiquement contraignant pour déterminer comment et où fixer les limites de l’autonomie future dans les systèmes d’arme;  Préciser les contrôles humains nécessaires et d’adopter des politiques nationales et des législations pour empêcher le développement,la production, et l’utilisation d’armes entièrement autonomes.

S’exprimant  à l’issue de cette conférence, le Coordonnateur du Programme de désarmement de WILPF Cameroun Guy Blaise Feugap a expliqué le bien fondé de cette rencontre et la nécessité de sensibiliser les gouvernants sur cette question qui a une incidence indéniable sur le développement du continent africain.  « Nous sommes là dans le cadre d’une mission de plaidoyer que mène la campagne contre les robots tueurs, nous allons profiter de cette occasion pour rencontrer les autorités, les institutions, la société civile et les médias parce que nous savons que  ces acteurs sont en mesure de faire passer le message sur les dangers que représentent ces technologies », a-t-il  indiqué.

C’est donc en considérant les idéaux de paix prônés par le Gabon que la Coordonnatrice Afrique centrale du Réseau des femmes de presse pour la paix et la sécurité Melissa Bendome, a accepté de parrainer cette campagne contre les robots tueurs, à la demande de la  WILPF. « Nous avons pensé que ce serait une bonne chose d’interpeller nos autorités sur cette menace qui peut dans un futur, nous ne le souhaitons pas  présente une menace pour la paix dans notre pays », a-t-elle souligné.

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