Voiries de Libreville: la mairie aux abonnés absents

Ozangué, un quartier du 5ème arrondissement de Libreville © GMT

Le mardi 15 janvier dernier, nos  confrères du quotidien L’Union ont sillonné les artères de la capitale gabonaise. Il ressort de leur parcours que certaines voies secondaires de la commune de libreville sont dans un état de dégradation très avancé. chose qui s’explique par le fait que la mairie de cette ville est aux abonnés absents.



L’aménagement des grands axes routiers incombe au ministère des Travaux publics et des Infrastructures qui a non seulement la charge de les créer mais aussi celle de les entretenir. Cependant, la même mission, lorsqu’il s’agit des voies secondaires qui contribuent fortement à désenclaver la circulation, c’est la mairie qui en assume la responsabilité, mais malheureusement, cette dernière est désormais démissionnaire.

A Libreville le constat est amère la quasi-totalité des voies dont la charge de l’entretien incombe à la municipalité sont couvertes de nids de poule et les bourbiers entravent la circulation des véhicules. Toutes choses qui provoque la désolation des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer surtout en période de forte pluviométrie. « Rien n’a changé dans notre quartier. Une fois les pluies tombées, c’est la croix et la bannière », a indiqué un riverain à notre confrère.

Au quartier Diba-Diba dans la commune, qui comporte un établissement secondaire les apprenants ont du mal rejoindre leur établissement. C’est derniers usent leur souliers sur plusieurs centaines de mètres pour y parvenir sur un véritable parcours de combattants. « La route menant à notre établissement scolaire est quasiment coupée à certains niveaux. Les véhicules n’ont donc plus acces. Nous sommes obligés de marcher sur une distance de près d’un kilomètre pour prendre les taxis.En saison des pluies, c’est véritablement le calvaire », a révélé un élève.

Toutefois, cette situation crée des interrogations dans l’opinion qui n’ignore pas que la mairie de Libreville reçoit des subvention de l’Etat dont les montants sont faramineux. Au moment où des soupçons de détournement de 2 milliards plane à l’hôtel de ville de cette commune il serait souhaitable Rose Christiane Ossouka Raponda, première citoyenne se prononce apporte des éclaircissements.  

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