Vivien Pea en passe d’être licencié de la GOC?

Vivien Pea «le conseiller juridique fantôme» du DG de la GOC © D.R

Certain pourrait penser à un acharnement de la presse, mais la question vaut de plus en plus son pesant d’or, au vu des bruits de couloirs, non seulement au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), mais aussi à Gabon Oil Company (GOC) où il occupe la fonction de conseil juridique du directeur général de cette entreprise. L’absentéisme chronique du SGA du PDG aurait poussé Arnauld Engandji à enclencher une procédure de licenciement pour faute.

Ainsi, il est  reproché au Secrétaire général adjoint chargé des jeunes du Parti démocratique gabonais, Vivien Péa, qui aurait été parachuté au poste de Conseil juridique de la GOC, de ne plus se présenter à son lieu de travail depuis plusieurs mois déjà. A telle enseigne que des employés se demandent s’il ne jouit pas d’une immunité ?

Selon des indiscrétions des employés de Gabon Oil Company, Vivien Péa ferait fie des appels de la Direction générale de la GOC à reprendre du service après qu’il ait bénéficié d’une autorisation d’absence durant la présidentielle du 27 août 2016 et lors du dialogue politique organisé par Ali Bongo. La même source révèle que celui qui est désigné comme «monsieur le conseiller juridique fantôme» par les agents de l’entreprise, a recours à toutes sortes de subterfuges pour éviter de croiser les huissiers mandatés par la Direction générale pour lui notifier sa convocation à un entretien préalable.

«Apparemment c’est du fait de son statut de SGA du Parti démocratique gabonais que le directeur général n’ose pas le virer, mais pour de simple compatriote les mesures sont vite exécutées»; s’est insurgé un agent qui a requis l’anonymat. Une autre source proche de la direction confie cependant que Vivien Pea n’est plus salarié de la GOC. «La direction lui a signifié le 27 avril dernier de reprendre du service. Depuis lors il est aux abonnés absents. Son salaire a donc été suspendu depuis le début de l’année»; précise-t-elle.

Une attitude du leader des jeunes du PDG qui est de plus en plus décriée au sein même de son entourage. «C’est parce que Vivien Pea encore de son titre de SGA, dont il s’est servi pour être embauché à la GOC, qu’il s’illustre par ce genre de comportement». La même source proche de l’UJPDG révèle, pour démontrer le niveau de privilège dont il bénéficie que «sous Serge Toulekima il avait 5 millions de salaire, mais la nouvelle direction l’a réduit à 2,3 millions. Apparemment il bénéficie du soutien de ceux là qui donne une mauvaise image du chef de l’Etat, avec des collaborateurs qui se croient tout permis».

Ainsi, au vue de toutes ces récriminations, plusieurs militants qui s’expriment encore sous cape estiment qu’il est nécessaire de se pencher sur le cas Vivien Pea. Certains évoquent même sa mise à l’écart pure et simple. Il en va de l’image du président Ali Bongo.

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