Violences post-électorales : le gouvernement «envisage une loi d’amnistie»

Le premier ministre Issoze Ngondet a déclaré ce mercredi 13 septembre 2017 que le gouvernement «envisage une loi d’amnistie» ( un acte du pouvoir législatif qui arrête les poursuites et annule les condamnations relatives à un crime, un délit ou une contravention de droit commun ou politique, commis pendant une période donnée.) pour des responsables des violences post-électorales de 2016; rapporte l’AFP.

«Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, nous a demandé d’envisager une loi d’amnistie qui traiterait au cas par cas certaines situations engageant des personnes qui se seraient rendues coupables» de violences durant la crise post-électorale de 2016, a-t-il précisé.

Une commission nationale sur les violences électorales va être mise en place, a ajouté le Premier ministre. «On n’a pas besoin d’avoir, parallèlement à cet effort national, une initiative venant de la communauté internationale», a-t-il poursuivi. 

Par ailleurs, le chef du gouvernement a dit rester «attentif» à l’enquête judiciaire visant un opposant inculpé mardi pour «complot contre l’autorité de l’Etat» et déféré à la prison centrale. Mardi soir, le procureur de la République Steeve Ndong Essame avait indiqué à l’AFP qu’une perquisition chez cet opposant, Pascal Oyougou, ainsi que l’interception de conversations par messagerie téléphonique ont révélé un «plan de déstabilisation» du Gabon.

Selon le procureur, celui-ci visait à «s’attaquer aux commissariats pour armer les manifestants, s’attaquer à la base de la Garde républicaine, incendier la Radio d’Etat, le Sénat, l’Assemblée nationale» lors d’un rassemblement de l’opposition lundi 4 septembre.

Un autre opposant, en la personne de Frédérick Massavala Maboumba, porte parole de la Coalition pour la nouvelle République a été déféré à la prison centrale vendredi pour «instigation à un attroupement non armé ayant troublé l’ordre et la tranquillité publique» alors qu’il avait appelé au rassemblement non autorisé lundi 4 septembre qui a mobilisé environ 300 manifestants à Libreville et s’est soldé par une dispersion par la police.

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