Violations des droits de l’Homme à la Prison centrale: la société civile reçue par le Parquet

Le procureur de la République, Steeve Ndong, ce mardi 19 décembre 2017 © GMT

Faisant suite à la requête introduite par la société civile avec comme tête de proue le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) dirigé par Georges Mpaga, le Parquet de la République recevra ces dernières ce lundi 30 avril 2018. Cette rencontre intervient peu de temps après la plainte déposée par ces organisations contre le directeur de la Prison Centrale de Libreville pour des cas de violations des Droits de l’Homme et autres tortures sur l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe.  

Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time, le président du ROLBG indique que sa démarche s’inscrit dans la nécessité de mettre la justice face à ses responsabilités concernant les graves violations des droits de l’Homme à la prison centrale de Libreville.  Pour cette organisation de la société civile «ces atteintes délibérées aux droits humains sont l’œuvre d’agents publics gabonais de l’administration pénitentiaire».

Il rappelle d’ailleurs que ces actes commis par l’administration pénitentiaire sont strictement illégaux au regard de la loi gabonaise et de la Convention des Nations-Unis ratifiée par l’État. «Notre démarche vise donc à faire constater ces violations et à poursuivre en justice les planificateurs, auteurs et complices desdits actes», précise le communiqué.

Au terme de cette rencontre les organisations de la Société civile attendent  donc que la justice se penche de manière efficiente à ces cas de torture non seulement sur l’ancien député mais aussi sur les autres prisonniers politiques détenus à la prison de Gros Bouquet.