Violation des droits de l’Homme : La diaspora gabonaise en sit-in devant le siège de l’ONU à Genève

Dans le cadre des manifestations visant à réclamer le respect des résultats issus des urnes, lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016, mais aussi de la dénonciation des graves atteintes aux droits de l’Homme observées aux lendemains du scrutin, la diaspora gabonaise d’Europe a organisé un sit-in devant le siège des Nations-unies à Genève. 

C’est donc drapés des couleurs nationales, tenant des banderoles que plusieurs gabonais, vivant essentiellement en France, en Belgique et en Suisse, ont investi les abords de l’office des Nations-unies à Genève. Il était question non seulement de contester les résultats de la dernière élection présidentielle, mais aussi de dénoncer «les violations des droits orchestré par Ali Bongo et les membres de son régime».

En outre, les manifestants ont également tenu à interpeller les Nations-unies sur les  «disparition et l’emprisonnement illégal de centaines de personnes» au soir du 31 août 2016, lorsque les forces de sécurité et de défense ont pris d’assaut le quartier général du candidat Jean Ping.  Sur ce dernier point, une plainte avait été introduite auprès du bureau du procureur général de la Cour pénale internationale afin de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme observées durant cette période. Pour les organisateurs cette opération vise à «dénoncer les innombrables violations des droits humains perpétrées au Gabon : pressions, menaces, intimidations sur les activistes et sur les populations, arrestations et détentions arbitraires, tortures et assassinats».

Précisant que, l’objectif recherché est «de réclamer la libération des prisonniers d’opinion et des prisonniers politiques ainsi que réclamer la désignation d’une commission d’enquête internationale indépendante sur les violations des droits humains pendant la crise post-électorale de septembre 2016 à ce jour au Gabon»

Il faut noter que ce sit-in de la diaspora gabonais s’inscrit dans le cadre des manifestations organisées depuis bientôt neuf mois au Trocadéro à Paris, pour réclamer «la vérité des urnes qui donnait Jean Ping élu». Il est important également de souligner qu’une manifestation similaire sera organisée devant le siège des Nations-unies à New-York, le vendredi 12 mai à partir de 10h.  Au cours de celle-ci, un mémorandum relatif aux violations des droits humains sera remis au cabinet du secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres.

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