Viol sur mineure : après avoir pardonné son bourreau une victime et sa mère implorent sa libération

Gabon Gabonmediatime Salle D'audience Palais De Justice De Libreville Gabon
Une vue d'une salle d'audience au tribunal de Libreville © D.R.

La Cour criminelle ordinaire de Libreville a condamné Prince Gaël Maganga à une peine de 7 ans de réclusion criminelle pour le crime de viol sur une mineure âgée de 13 ans et 9 mois au moment des faits. Une peine souple qui pourrait être justifiée par le soutien inattendu, de la victime et de sa maman, apporté au mis en cause durant sa comparution.Ce dernier devrait tout logiquement recouvrer la liberté dès juin 2020 après avoir purgé sa peine pendant sa détention préventive . 


Les jurés de la Cour criminelle ordinaire de Libreville ont été témoins d’une scène rare. En effet, durant la comparution de Prince Gaël Maganga, les plaignantes auraient sollicité la relaxe de leur bourreau. Et ce, sous prétexte qu’il aurait déjà retenu la leçon. Pour rappel, en 2013 sieur Maganga gérant d’un bar, par ailleurs en couple avec la fille aînée de sa patronne, aurait abusé de la petite sœur de sa petite amie. 

Selon le récit du quotidien L’Union, l’alerte aurait été donnée par la cadette après que leur maman eut découvert un journal intime où elle révélait son idylle illégale avec son beaufrère. La maman aurait déposé plainte contre son gérant qui sera écroué à la prison de Libreville après être passé aux aveux. Il y sera gardé en détention préventive pendant 7 ans pour détournement de mineure

Durant sa comparution,  le désormais condamné aurait à nouveau reconnu les faits qui lui sont reprochés en indiquant sa désolation vis-à-vis du tort causé. En réaction, la victime aurait déclaré « J’ai déjà pardonné à Prince. Je souhaite qu’il sorte maintenant de prison ». Même son de cloche pour sa mère qui laissera parler son côté maternel et ses valeurs religieuses.  « Chrétienne, je veux que Prince soit relaxé. C’est un garçon que j’ai accueilli chez moi comme mon propre enfant. Là où il est à la prison, je lui envoie de temps en temps la nourriture et même de l’argent  », a-t-il déclaré devant une Cour effarée. 

Le maître des poursuites a fait montre de larges circonstances atténuantes à l’inculpé en ne requérant que 5 ans de prison. Pour sa part, la défense conduite par Maître Eyue Nkouna a reconnu la culpabilité de son client tout en sollicitant la clémence des juges. Au terme des plaidoiries, les jurés ont reconnu Prince Gaël Maganga coupable de viol sur mineure et l’a condamné à 7 ans de réclusion criminelle. Une bonne nouvelle donc pour ce dernier, car étant détenu depuis 2013, il ne lui restera que 3 mois à passer derrière les barreaux avant de recouvrer la liberté.

Laissez votre commentaire