dimanche,28 novembre 2021
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Vincent de Paul Massassa: la «production pétrolière ne sera pas au rendez-vous»

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En marge de la 179ème Conférence des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de la 11e réunion de l’OPEP+ qui ont eu lieu ce samedi 6 juin 2020, et qui ont permis d’entériner une nouvelle baisse de la production mondiale d’or noir, le ministre du Pétrole Vincent de Paul Massassa a passé en revue la situation du secteur pétrolier gabonais. Peu reluisante, celle-ci devrait selon le ministre, se traduire par une production en baisse.

Dans un contexte pétrolier fortement marqué par une pandémie de Covid-19 qui a successivement entraîné une chute de la demande (notamment chinoise) et une guerre des prix entre Riyad et Moscou ayant conduit à une baisse sans précédent des cours du brut, les pays producteurs d’Afrique subsaharienne dont le Gabon, se retrouvent à la croisée des chemins. Entre baisse des investissements dans le secteur et baisse de la production, le pays doit faire face à la dure réalité. Une situation qui a fait réagir le ministre en charge de ce département.

En effet, présent aux côtés des autres représentants des pays exportateurs d’or noir ce week-end pour la 179ème Conférence des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la 11e réunion de l’OPEP+, Vincent de Paul Massassa a admis en marge de ces rencontres que la « production pétrolière ne sera pas au rendez-vous » en 2020. Effectivement, après un raffermissement de l’activité en 2019 marqué par une hausse de 13% de la production nationale à 10,901 millions de tonnes, le secteur devrait accuser le coup.

Et pour cause, après une baisse de la production sur plusieurs années successives, le secteur devrait replonger du fait « de la réduction volontaire des quotas de production pour chacun des pays producteurs et chacun des pays participants » comme l’a également souligné le ministre du pétrole. Avec des travaux suspendus ou arrêtés par de nombreuses majors pétrolières à l’image de Total qui a réduit « de manière significative ses investissements » pour faire face à la crise, sans pour autant se priver de distribuer 30 milliards de FCFA de dividendes à ses actionnaires, le secteur pétrolier gabonais peut s’attendre au pire. Organisation des pays exportateurs de pétrole,OPEP,OPEP+,Covid-19,secteur pétrolier,prix du brut,production

Une situation qui devrait avoir un double impact, aussi bien sur les finances publiques que sur l’emploi dans le secteur privé. Il faut dire qu’à l’heure où le pays a promulgué son nouveau code des hydrocarbures qui réduit significativement les bénéfices de l’Etat au profit des investisseurs et où il doit atteindre son quota journalier de réduction fixé par l’OPEP qui est de l’ordre de 23%, ce n’est pas seulement la production pétrolière qui est en jeu, mais c’est surtout la stabilité économique puisque les pertes pour la seule année 2020 devraient se situer autour de 700 milliards de FCFA.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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