Vie chère au Gabon : Bolloré se dédouane et pointe du doigt la DGCC qui n’assure pas le contrôle des prix

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Accusée à tort d’être à l’origine de la flambée des prix sur le marché de la consommation au Gabon la société des terminaux à conteneurs du Gabon (STCG), filiale du groupe Bolloré, a au cours d’un entretien accordé au quotidien l’Union, tenu à remettre les choses au clair. Son Directeur général n’a pas manqué de démontrer la responsabilité de plusieurs acteurs dans la pérennisation de cette situation qui a une incidence sur le panier de la ménagère.

Selon le directeur général de STCG, Anthony Samzun, a démenti les accusations portées contre son entreprise. «Nous sommes régulièrement indexés comme étant responsables de la vie chère au Gabon. Or, nos tarifs de manutention n’ont pas changé depuis 14 ans. (…) Nous avons réduit nos prix de 15%, trois ans après le démarrage de la concession. D’autre part, nous ne représentons qu’entre 1% et 3% du prix de vente dans les magasins, et 4% quand les prestations de transport sont incluses à la manutention», a t-il confié.

Il rappelle d’ailleurs que les tarifs pratiqués par la STCG ont un impact très limité sur les prix à la consommation, car selon lui l’objectif du groupe présent au Gabon depuis 70 ans, est d’accompagner l’Etat dans la lutte contre la vie chère à travers des actions comme les remises récemment opérées.

Par ailleurs, il a egalement pointé du doigt l’ensemble des acteurs exerçant dans le domaine, refusant d’assumer seul le problème de la vie chère au Gabon, des fournisseurs, aux intermédiaires et détaillants, mais aussi le secteur public, avec l’Oprag, la Douane, GPM, le CGC.

«L’ensemble des acteurs de cette chaîne logistique est impliqué», a t-il indiqué. «Pour nous, aujourd’hui, l’essentiel est de mesurer l’évolution des prix dans les magasins. Nous avons réalisé de gros efforts, et nous souhaitons que ces efforts soient répercutés sur le panier de la ménagère. C’est la direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) qui a la mission de ce contrôle et qui est chargée de vérifier dans les points de vente, l’évolution des tarifs», s’est-il défendu.

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