Vers une paralysie des transports ce vendredi

© Libreville

Comment comprendre le silence dans lequel se mure l’ensemble de la société civile gabonaise quant aux récentes hausses du prix du carburant ? Il y’a en effet, un seuil de tolérance commun qui ne cadre point avec celui du Syltteg. En tant que principale plateforme syndicale des transporteurs au Gabon, se rendrait-elle complice si elle acceptait sans piper mot une telle iniquité ?

Fronts plissés, poings fermés, les membres du Syltteg vent débout contre la dernière hausse du prix du carburant. C’est dans une salle de classe l’école publique de la Sorbonne, dans le 3ème arrondissement de Libreville, le week-end dernier que le Syndicat des transporteurs du Gabon (Syltteg) par la voix de son indéboulonnable président Robert Menié, a tenu à interpeller les pouvoirs publics sur cette mesure.

La seconde en moins d’un mois, le prix du carburant à la pompe connait en effet, une hausse record depuis cette fin d’année. Une conséquence de la fin des subventions du carburant au Gabon depuis 2015, indexant ainsi le prix à la pompe au cours mondial du brut en hausse. Le prix du carburant au Gabon, a donc atteint son record depuis le 1er décembre 2017 : 605 FCFA le litre dans les stations-services et 635 FCFA pour les industriels. Quant au prix du gasoil, il est de 595 FCFA par litre en station contre 570 FCFA pour les industriels.

Robert Menié et ses compagnons, ne l’entendent pas de cette oreille. Ces derniers demandent purement et simplement l’annulation de cette dernière mesure. « Nous dénonçons fermement cette hausse continuelle des prix du carburant, ces augmentations nocturnes, faites sans aucune communication pouvant donner une indication sur les raisons d’une telle hausse. En effet, alors que le cours du baril semble se stabiliser, comment comprendre que l’absence d’une subvention puisse conduire à une augmentation pratiquement tous les mois. Si la donne semble être l’application du mécanisme d’indexation (la raison avancée par le gouvernement, ndlr) , qu’on publie la structure des coûts, pour qu’on voie à l’intérieur de cette structuration, la rubrique qui augmente toutes les semaines, et qui conduit à ces hausses continuelles. En réalité, c’est l’Etat qui augmente de manière drastique sa part de revenus sur les ventes du carburant, dans sa quête permanente de niches d’argent », a indiqué le président du Syltteg. Avant de lancer avec panache : « Nous allons observer notre mécontentement ce vendredi si le gouvernement ne nous écoute pas », a déclaré Robert Menié. « A bon entendeur salut !« 

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