Vers une grève des médecins du CHUL

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On s’achemine inexorablement vers une nouvelle paralysie dans le secteur de la santé. C’est du moins ce qui ressort de l’assemblée générale du Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (SYMEFOGA) qui s’est tenue ce jeudi 29 mars 2018, au Centre hospitalier universitaire de Libreville. Face au mépris et au mutisme du gouvernement, l’organisation syndicale a annoncé le dépôt d’un préavis de grève sur la table du ministre en charge de la Santé publique, Denise Mekam’ne Edzidzie.

Alors que l’accalmie semblait régner depuis quelques mois dans les structures sanitaires, un nouveau mouvement pourrait le secouer une fois de plus dans les tout prochains jours. Pour cause, les médecins s’insurgent contre le manque de considération du gouvernement qui peine à répondre à leurs revendications.  

Dans un courrier signé du président du Symefoga, Dr Adrien Mougougou, les agents réunis au sein de cette organisation syndicale déplorent les conditions  exécrables de travail au sein des établissements hospitaliers publics, notamment l’absence de matériels, la défaillance de la climatisation, «la longue attente des médicaments et des résultats des examens» provenant de l’extérieur, ou encore la torture morale dont ils sont victimes au vue de l’incapacité à traiter certains patient faute de moyens.

Ils fustigent également l’insécurité qui touche les malades et le personnel mais aussi la précarité au sein des hôpitaux. «Pour le malade, l’absence d’alimentation, les ordonnances prescrites quel que soit le type de soin et l’heure, la facturation inchangée même quand il a tout fourni. Pour le personnel, le retard abusif du paiement des quotes Cnamgs et numéraire soit 2 ans d’impayés; le retard du paiement de la prime de garde, le refus catégorique de la bancarisation des primes», a fait remarquer le Dr Adrien Mougougou.

Par ailleurs, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur crainte au vue de la privatisation des hôpitaux publics et se sont interrogés sur l’octroie des primes de responsabilité à des responsables du ministères.

Fort de toute ces griefs les médecins ont donc décidés de d’observer une journée sans consultation externes tous services confondus et de suspendre leur prestations Cnamgs, menaçant d’ailleurs de rentrer en grève à la fin du préavis prévus pour le jeudi 5 avril prochain.

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