Vers une grève des agents de Gabon Télévisions

Maison Georges Rawiri © D.R

Voilà plusieurs mois maintenant que journalistes, techniciens, animateurs des radios et télévisions publiques élèvent la voix pour attirer l’attention des autorités, sur les conditions précaires dans lesquelles ils travaillent, ainsi que les dysfonctionnements auxquels ils font face. Restées sourdes à leurs revendications, lesdites autorités vont devoir être confrontées à  un préavis de grève de huit jours, déposé depuis 05 avril dernier sur le bureau du responsable du Groupe Gabon Televisions.

Les agents crient leur ras-le-bol, le Syndicat national des professionnels de la communication (Syprocom), prend les choses en main face à des autorités insensibles à la situation des employés, tant sur le plan professionnel que personnel. Huit jours ! C’est le délai que le Syprocom a donné aux responsables du groupe de la Radio Télévision Gabonaise pour répondre de manière favorable aux revendications des salariés.

Lesquelles revendications sont succinctement énumérées par le secrétaire général adjoint, Célestin Nguema Obame. La première est sans doute la plus importante d’entre elles, qui concerne l’ajournement de la réforme de l’audiovisuel public, adoptée par décret en 2011. Les syndicalistes se disent indignés du fait que «l’organisation et les attributions des conseils d’administration (et) de directions générales ne sont pas définies», diront-ils par la voix de Célestin Nguema Obame.


Le secrétaire général adjoint du Syprocom relèvera à l’attention de tous, l’absence des textes réglementaires «indispensables à l’application des décrets modifiant et supprimant certaines dispositions portant création, organisation et fonctionnement de Gabon Télévisions et Radio Gabon». Mais si le syndicat accuse les responsables du groupe de jouir de cette situation, il ne manque pas d’attirer l’attention sur les conséquences de celle-ci. Notamment parce qu’«elle contraint les professionnels des médias publics à vivre dans la précarité et l’incertitude quant à leur avenir dans le métier», lira- t-on dans les lignes du quotidien Gabon-Review.


Célestin Nguema Obame, a également évoqué l’implication jugée quelque fois abusive de l’autorité de tutelle, notamment du ministre d’Etat en charge de la Communication Alain-Claude Billie By Nze. Ce dernier, qui aurait en décembre 2017, pris des mesures dites arbitraires à l’encontre de 23 de membres du personnel du groupe de médias.

Quoiqu’il en soit, si le 13 avril prochain, si la hiérarchie du groupe ne définit aucune mesure satisfaisante pour le Synprocom, la grève sera lancée et sur les chaînes nationales, ce sera «ecran noir et silence radio», a conclu le secrétaire général de Synprocom.

Laissez votre commentaire