Vente de ciment : le gouvernement rappelle à l’ordre les dirigeants de CIMAF

Madeleine Berre rappelle à l’ordre les dirigeants de CIMAF © D.R

Face aux écarts décriés par les revendeurs de ciment, des dirigeants de la filiale locale de la société Ciments d’Afrique (Cimaf), le gouvernement, par l’entremise du ministre de la Promotion des Investissements privés, du Commerce et de l’Industrie, Madeleine Edmée Berre, a tenu, au cours d’une réunion avec ces derniers à faire une mise au point sur cette situation.

Au nombre des griefs mis à la charge de l’entreprise marocaine, les  ruptures abusives de contrats de distribution, des écarts de comportements contre ces les revendeurs à la limite de l’esclavagisme. Autant de préoccupations qui ont suscité la colère des revendeurs, occasionnant de légères perturbations dans l’approvisionnement du marché ces derniers temps.

C’est donc pour mettre un terme à cet imbroglio que le ministre de la Promotion des Investissements privés, du Commerce et de l’Industrie, Madeleine Edmée Berre, a convié les patrons de l’entreprise à une réunion de mise au point.

Elle a rappelé que malgré l’interdiction d’importation, le gouvernement visait le maintien d’une distribution efficace de ciment dans tout le pays et un accompagnement de la politique industrielle du pays.

«Nous avons réaffirmé que cette décision avait un seul objectif essentiel : dynamiser le tissu industriel, créer un tissu entrepreneurial dans la chaîne des valeurs des métiers du ciment et de l’industrie du ciment, renforcer l’employabilité des jeunes gabonais dans les métiers qui participent de la logistique et de la revente du ciment et, enfin, garantir le pouvoir d’achat, la stabilité du prix du ciment sur l’ensemble du territoire.», a expliqué Madeleine Berre.

Cette décision prise le 19 juillet par le Premier ministre, suite au scandale Foberd Gabon, ne consacre pas le monopole d’un opérateur dans le secteur. Car, il est également question de maintenir l’employabilité des gabonais, de susciter et d’encourager l’intégration des nationaux dans les métiers du ciment.

«Nous tenons à préciser que cette mesure d’interdiction d’importation ne consacre en rien un monopole. Il s’agit d’une décision qui s’applique sur l’ensemble du territoire. Et que tout opérateur dans la cimenterie pourrait y avoir droit.», a t-elle précisé.

Par ailleurs, le directeur général de Cimaf, Salim Kaddouri, s’est engagé à régler les arriérés dus à ses partenaires principaux que sont les revendeurs, question d’éviter une éventuelle pénurie de ciment dans le pays.

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