Vente de ciment : désormais en situation de monopole les dirigeants de CIMAF font la loi

C’est la principale plainte émise par les revendeurs du ciment estampillés CIMAF (Ciment d’Afrique) lors d’un point de presse qu’ils ont animé le samedi 26 août dernier à Libreville. Une situation plus que intenable au vue du traitement dont ils font l’objet de la part des dirigeants de cette entreprise.

En effet, depuis la décision du gouvernement d’interdire l’importation de ciment pour deux ans, la CIMAF est désormais en situation de monopole. C’est donc fort de cette position que ses dirigeants brilleraient par des comportements à la limite de l’esclavagisme et désobligeant à l’endroit des revendeurs. Toute chose qui n’est pas de nature à apporter la sérénité dans le secteur de la vente du ciment made in Gabon.

Ruptures brutales des contrats, écart de langage, relent esclavagiste seraient le lot quotidien des revendeurs, relève le quotidien l’Union.

«Depuis l’annonce par le gouvernement, le 19 juillet 2017, d’interdire les importations de ciment afin de protéger la production nationale et sauver les emplois, les dirigeants de CIMAF, qui se voient désormais en situation de monopole dans notre pays, nous traitent désormais sans égards», regrettent-ils.

Par ailleurs, ils ont indiqué qu’il  «ne se passe plus une semaine sans qu’un revendeur de ciment, estampillé CIMAF, ne se voit fermer son compte, en violation des dispositions commerciales en la matière. Sans informer préalablement ses partenaires commerciaux, comme l’aurait voulu le bon sens, CIMAF (Owendo) met fin à sa collaboration avec ceux-là mêmes qui ont imposé son ciment devant la concurrence chinoise».

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