USTM: du rififi autour de l’élection du recteur

Rectorat de l'USTM © GMT

Dans le cadre de la modernisation de la gouvernance universitaire, l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), est appelée à renouveler son équipe notamment la tête. Seulement dans cette institution située dans la province du Haut-Ogooué, les candidats en lice ont requis, dans un récent courrier, l’intervention du ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, afin de plancher sur l’exclusion d’un des leurs pour vices de procédure.

En effet, selon la lettre datée du 7 juin dernier, signée de 4 candidats, Jean-Jacques Eloi Blampain, Raphaël Bikanga, Crépin Missang Ella, et Maurice Ognalaga, la candidature de Benoît Boukila, 2ème vice-recteur de l’USTM, est entachée de plusieurs irrégularités qui l’empêcherait de concourir au poste de recteur.

Les plaignants reprochent notamment à leur contradicteur, un conflit d’intérêt lié à sa participation en tant que membre au pré-conseil d’administration de l’Ecole nationale d’enseignement supérieur et technique (ENSET), de Libreville, et une immixtion dans les dossiers de candidature de ces derniers, du fait de la position au sein de ladite université.

Une situation fâcheuse qui a donc conduit les 4 compétiteurs à demander au ministre de l’Enseignement supérieur à l’éviction de Benoît Boukila de la course au rectorat. «Au regard de cet ensemble de faits, nous demandons la disqualification pure et simple de sa candidature», peut-on lire dans la lettre.

Le quatuor a également sollicité une audience auprès du ministre d’État afin de mettre en place une commission ad hoc qui se chargera de «confronter la cohérence entre les dossiers sous scellés et le contenu des prestations orales». 

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