UPG-L : David Mbadinga s’oppose à sa radiation et quitte la Coalition pour la nouvelle République

C’est à la faveur d’une déclaration de presse tenue, ce samedi 8 juillet 2017, à la chambre de commerce de Libreville, que David Mbadinga, radié par une frange de l’Union des patriotes Gabonais loyaliste (UPG-L), s’est opposé à cette décision et a prononcé le retrait de son parti de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping.

Suite aux publications sur des médias en ligne et sur des réseaux sociaux de sa radiation de l’Union des patriotes Gabonais loyaliste (UPG-L) par le congrès tenu le 5 juillet dernier au Bas-de-Gué-Gué, David Mbadinga a voulu rappeler devant la presse les conditions d’organisation de cette instance de son parti, selon ses statuts et son règlement intérieur.

Aux termes des articles 48 et 49 «le congrès est l’instance suprême du parti elle se réunit en congrès ordinaire tous les quatre ans. Il est convoqué par le conseil exécutif qui en propose l’ordre du jour, au moins deux mois avant la tenue et se réunit valablement à la présence des deux tiers de ses membres», «l’article 52 stipule que le congrès extraordinaire est convoqué par le conseil exécutif au moins 15 jours avant sa tenue, à la demande des deux tiers des membres du conseil ou des deux fédérations ou du conseil national»; a-t-il précisé avant de faire constater «qu’un congrès, s’il en était un, organisé en dehors des dispositions statuaire susmentionnés, est tout simplement frappé de nullité.»; a-t-il martelé.  

Revenant ensuite sur son parcours politique, David Mbadinga, affirme «le président de l’UPG-L que je suis a été de tous les combats politiques de l’opposition gabonaise depuis 1990, il a été à titre de rappel (1) secrétaire général de l’UPG, (2) secrétaire exécutif adjoint de l’UPG, (3) directeur national de campagne du candidat Pierre Mamboundou, (4) Co-coordinateur général de campagne du candidat Ping, ayant sauvé cette candidature d’un rejet par la Cenap et qui présidé la commission juridique chargé du recours près la Cour constitutionnelle. Pendant tout ce temps, il ne saurait avoir changé de bord politique, à moins d’en fournir la preuve du contraire.» «Peut-on avoir abattu un travail si important, mérité de voir son parti être déstabilisé par des mains noires.»; s’est-il questionné.  

Pointant du doigt des mains noires qui sont désormais identifiées, le président de l’UPG-L se réserve le droit de les «désigner», si ces dernières «persistent à poursuivre leurs manoeuvres de destructions» de sa formation politique. «Nous les dénoncerons et les désignerons nommément en apportant les preuves de leur implication»; a-t-il averti.

L’Union des patriotes gabonais loyalistes qui convoquera dans les tous prochains jours l’instance habilitée, à connaître de la violation des statuts et règlement intérieur du parti par une frange de ses membres a déjà annoncé son retrait la Coalition pour la nouvelle République.

Laissez votre avis