dimanche,27 septembre 2020
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UOB: principal centre de formation de chômeurs intellectuels

Encore appelée « Le temple du savoir » l’Université Omar Bongo (UOB) est malheureusement devenue un mouroir des intelligences mais encore plus, le principal fournisseur de chômeurs diplômés. C’est ce qu’a fait remarquer le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, durant son direct du mardi 18 août 2020 où il a révélé que « 80% des étudiants quittent l’UOB sans diplômes ou sans emplois ».

C’est dans l’optique d’éclairer la lanterne des populations sur la nécessité de proposer des bourses professionnelles étatiques pour les jeunes Gabonais formés dans l’enseignement général que le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, a tenu une conférence de presse virtuelle le mardi 28 Août dernier. Pour ce dernier, il est plus qu’indispensable de faire migrer les étudiants inscrits au sein des universités d’enseignement général vers les centres de formation afin de faciliter leur insertion professionnelle.

Pour étayer son propos, Jessye Ella Ekogha a révélé que « 80% des étudiants quittent l’UOB sans diplômes ou sans emplois ». Une triste réalité qui jette d’emblée le discrédit sur l’alma mater des universités au Gabon engluée dans  d’énormes dysfonctionnements internes. Entre les années académiques interminables pour les étudiants en fin de cycle et les grèves, poursuivre ses études à l’Université Omar Bongo revient quasiment à accepter la stagnation, voire l’échec.

À ce propos, Jessye Ella Ekogha a renchéri en expliquant qu’à l’Université Omar Bongo, « il y a de jeunes compatriotes qui ont fait des études, qui ont fait de gros efforts mais qui, au final, sont bloqués parce que la filière qu’ils ont choisie est obstruée, il y a trop de monde », a conclu le porte-parole de la présidence de la République. 

Il faut dire que depuis de nombreuses années, les jeunes diplômés sont à la peine dans le monde de l’emploi. Et tout particulièrement ceux issus de l’UOB où les spécialités d’études ne cadrent vraisemblablement pas avec les besoins du marché de l’emploi. En sciences sociales par exemple, il y a une surreprésentation d’étudiants pourtant les diplômés de Sociologie, psychologie, voire anthropologie finissent à la maison en attendant un éventuel concours de l’Ecole normale supérieure (ENS).

Même scénario pour les autres filières où certains étudiants sont contraints d’abonner leurs cursus à la faculté pour s’inscrire dans d’autres grandes écoles afin d’avoir un profil précis. Ainsi donc l’inflexion proposée par le ministère de tutelle visant à mettre en place des formations diplômantes plus adaptées aux nécessités du marché du travail a tout son sens. Vivement que la nouvelle équipe dirigeante de l’UOB conduite par le Pr. Mesmin-Noël Soumaho veille à sa mise en place afin de conjurer le triste sort réservé à ces milliers de Gabonais.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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