UOB: Marc-Louis Ropivia sur une chaise éjectable ?

Ali Bongo et Marc-Louis Ropivia © DCP

Hier, s’est tenue une réunion entre le ministre d’Etat Guy-Bertrand Mapangou et des responsables de syndicats d’enseignants de l’Université Omar Bongo (UOB). Une rencontre qui s’est achevée par la promesse de la mise en place «d’un calendrier devant permettre d’aboutir à l’instauration d’une nouvelle gouvernance au sein des établissements d’enseignement supérieur du Gabon».

Deux jours après le lancement de leur mouvement d’humeur dont l’objectif final était le départ pure et simple de Marc-Louis Ropivia à la tête de l’Université Omar Bongo (UOB) en qualité de recteur, les enseignants-membres de la Force de réflexion et d’actions pour l’Enseignement supérieur  (Frapes) et du Syndicat des enseignants-chercheurs (Snec) de l’UOB ont été reçus hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur Guy-Bertrand Mapangou.

Cet échange avec le ministre d’Etat en charge dudit département devrait aboutir à la mise en place d’«un nouveau schéma de gouvernance» pour les établissements d’enseignement supérieur  du secteur public.

«La question de la nouvelle gouvernance de ces établissements  trouvera solution à travers un calendrier que nous allons établir de façon assez précise avec l’autorité ministérielle», a déclaré Tom Frédéric Mambenga Ylagou au terme d’une réunion à huis clos. Le président de la Frapes a fait savoir qu’il attendait l’élaboration de ce calendrier pour les prochains jours, «pour voir dans quelles conditions pourront être organisées, dans un mois ou deux, les élections des responsables d’établissements».

S’ils se sont dits confiants dans la volonté de la tutelle de mettre terme à la crise à l’UOB, les syndicalistes ont décidé  de maintenir leur mouvement de grève le temps de consulter leur base.

En rappelle, depuis trois  jours, la Frapes et le Snec-UOB se plaignent entre autres, du manque de transparence dans la gestion des finances de l’Université, de l’absence  de créativité du recteur et de «l’opération d’injures et d’outrages» supposément initiée par le même responsable à leur encontre.

Au sortir de cette réunion avec les enseignants, Guy-Bertrand Mapangou en a profité échanger  en comité restreint avec le recteur incriminé  qui a assuré, au terme de son entretien avec le membre du gouvernement, que le retour à la normale est possible dans les jours qui viennent. Ce retour souhaité par le recteur «indésirable» se fera-t-il avec lui ou sans lui ? Ses pairs en décideront.

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