UOB: Marc-Louis Ropivia reconduit recteur malgré un bilan calamiteux

Ali Bongo Ondimba et Marc-Louis Ropivia © DCP

Le conseil des ministres tenu le 26 février dernier a réservé son lot de surprises notamment avec la dissolution de certains organes qui incarnaient le septennat du Président en exercice Ali Bongo Ondimba. Mais, l’une des conclusions dudit conseil qui a laissé ébahis plus d’un, a été les nominations des responsables des grandes universités et écoles publiques à l’instar de la reconduction du professeur Marc-Louis Ropivia à l’Université Omar Bongo en dépit d’une gouvernance calamiteuse.



Depuis le 27 février, toute la communauté estudiantine de l’Université Omar Bongo (UOB) est bouche bée face à la nomination de celui que certains ont surnommé “le destructeur”. En effet, le professeur Marc-Louis Ropivia a été confirmé au poste de recteur. Ce chercheur émérite ne fait pourtant pas l’unanimité au sein de la structure dont il a la charge. Depuis son arrivée sous la tutelle du ministre Denise Mekam’ne, les difficultés se sont accrues. Les grèves sont légion.

Par ailleurs, alors que dans l’optique d’autonomiser l’UOB, la scolarité est passée de 9000 Fcfa à 35 000 Fcfa et 60 000 Fcfa pour les cycles licence et master, aucun résultat. Il y a une semaine, le bureau directeur de la mutuelle montait au créneau pour décrier les abus permanents dont l’étudiant est victime. Ces maux susmentionnés n’ont semble-t-il pas influencé Jean De Dieu Moukagni dans son choix. Comment réagiront le SNEC-UOB du Professeur Mike Moukala et la Frappes de Frédéric Mambenga?

Si cette question reste en suspens, une chose est sûre par cette reconduction, le recteur de l’UOB démontre sa puissance relationnelle. Au chapitre de nominations des recteurs, il y a celle de Crépin Ella Missang à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) où « apprendre est assimilable à une formation militaire » dixit un étudiant. A l’Ecole normale supérieure (ENS) où était attendu Marcelle Ibinga c’est finalement Fidèle Allogho Nkoghe qui a été promu. Jean Christophe Moundjigui quant à lui prend le contrôle de l’ENSET), là aussi malgré une impopularité légendaire.

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