UOB / Marc-Louis Ropivia : «le versement unique de 35 000 F demandé aux étudiants  ne paraît pas excessif»

Ali Bongo et Marc-Louis Ropivia © DCP

La révision à la hausse des frais d’inscription dans les universités et grandes écoles du Gabon ne finit de faire parler d’elle depuis son annonce. Dans un entretien accordé au quotidien l’Union, le professeur Marc-Louis Ropivia, recteur de l’université Omar Bongo (UOB) est longuement revenu sur cette augmentation qui a suscité une levée de bouclier de la part des étudiants.

Au cours de son entretien, le recteur de la première université du Gabon s’est révélé comme un fervent défenseur de cette mesure qu’il qualifie d’indicateur de la qualité de la formation. A ce titre, il a appelé les étudiants à contribuer à l’amélioration de leur offre de formation. «Aucune université au monde ne peut (…) fonctionner sans une participation substantielle de l’étudiant à sa propre formation»; a t-il indiqué.

Se lançant dans une analyse chiffrée, Marc Louis Ropivia a fustigé les 26 ans de stagnation des droits universitaires. «Depuis 1991, le montant annuel de 9 000 F CFA est resté inchangé en dépit des conjonctures économiques défavorables qui ont privées la gouvernance universitaire de ressources de fonctionnement et d’investissement adéquates»; a-t-il fait rémarquer.

Appellant les étudiants à la contribution, le recteur de l’UOB précise que «par rapport à d’autres pays où cette contribution rehaussée est exigée alors que l’Etat n’octroie pas de bourses, ce qui est demandé aux étudiants gabonais ne parraît pas excessif. Il s’agissait d’un versement unique de 50 000 F CFA, passé maintenant à 35 000 F CFA, sur un montant annuel de bourse de 1 000 000 F CFA, il leur en restait encore suffisemment pour assurer»; a-t-il expliqué.

Ce nouveau montant de frais d’inscription n’a toujours pas trouvé l’assentiment des principaux concernés, notamment l’Union des mutuelles des étudiants gabonais (UMEG), qui avait saisi la Cour constitutionnelle aux fins d’annulation de l’arrêté querellé qui fixait à 50 000 F CFA les droits d’accès aux universités et grandes écoles du Gabon.

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