UOB : le SNEC suspend les activités pédagogiques pour une semaine

C’est la résolution prise par l’assemblée générale du Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) qui s’est tenue le samedi 30 juin dernier à l’Université Omar Bongo. Cette décision fait suite au non respect des préoccupations émises par cette structure syndicale depuis plusieurs années déjà aux autorités gouvernementales et rectorales.

Cette rencontre syndicale qui était présidée Jean-Rémy Yama avait au menu la restructuration de la section du SNEC-UOB qui souffre indubitablement d’immersion profonde, mais aussi le retard lié au paiement des prestations des enseignants-chercheurs.

Ainsi, l’assemblée générale a dit observer depuis belle lurette le manque de dynamisme qui semble désormais gangrener la section SNEC-UOB. Une situation qui découle entre autres de «l’absence manifeste de solidarité de ses membres; l’absence d’un fichier d’identification des véritables adhérents du SNEC-UOB; absence d’un local officiel, mais aussi l’absence des cotisations des membres» qui, au demeurant constitue une difficulté majeur pour l’organisation des activités syndicales au sein de cette université.

Par ailleurs, Jean-Rémy Yama a également évoqué devant la presse la question du budget alloué à l’Université Omar Bongo, qui au fil des années s’effrite de plus en plus, ne permettant plus depuis les années académiques 2014-2015, 2015-2016, 2016-2017, à payer convenablement les enseignants chercheurs.

C’est donc fort de ce constat que l’ensemble des enseignants-chercheurs ont estimé que « leur patience a atteint un paroxysme et qu’un tel retard pouvait être considéré comme une indifférence de la gouvernance universitaire », de ce fait ils ont décidé à l’unanimité «d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant une semaine ». Ils ont conditionné la reprise desdites activités par «le paiement total des prestations dues aux enseignants-chercheurs».

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