mercredi,4 août 2021
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UOB: incapable de solder SGS, le rectorat sollicite du gouvernement une police universitaire

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C’est à la faveur du Conseil d’administration de l’Université Omar Bongo (UOB) tenu le jeudi 22 octobre 2020 que les autorités rectorales dudit établissement ont dressé le rapport critique sur l’insécurité grandissante au sein de la plus importante structure universitaire du pays. Pour refréner à cette problématique, le rectorat a sollicité du gouvernement la création d’une police universitaire.   

Submergée par la dette vis-à-vis de ses prestataires en l’occurrence la Société gabonaise des services à hauteur de 1,6 milliard FCFA, l’Université Omar Bongo (UOB) peine à sécuriser son campus. Pour preuve, la plus ancienne des universités au Gabon est, à ce jour, le fief de plusieurs délinquants qui dictent leur loi aux usagers. 

Dos au mur et contraintes d’assurer le minimum en termes de sécurité aux étudiants et universitaires, les autorités rectorales ont exprimé leur spleen au ministre de l’Enseignement supérieur lors du dernier conseil d’administration qu’il a présidé le jeudi 22 octobre 2020. « La porosité de la barrière, l’absence d’un portail et d’un dispositif de sécurité pour filtrer les entrées et l’insuffisance en matière d’éclairage public dans le campus font de l’UOB une zone de non droit. », est-il clairement mentionné à la page n°9 du rapport administratif synthétique des activités 2019-2020. 

Face à cette insécurité croissante au sein de l’UOB, le rectorat a demandé la mise en place d’une unité policière spéciale devant réinstaller la quiétude dans la cité estudiantine. En effet, le rectorat estime que « le projet de la création au sein de L’UOB d’une Police universitaire, à l’instar de la Police des plages et de la Police diplomatique, tarde toujours à voir le jour pour sécuriser les personnes et les biens à l’intérieur du campus ». Le gouvernement devrait selon cette administration rendre effective cette section de force de l’ordre.

Seulement, si le projet reste louable, il paraît peu évident que le gouvernement le traite en priorité. Et pour cause, une telle initiative nécessite une logistique et des recrutements conséquents. Ce dont l’État gabonais ne peut se permettre à l’heure où il est engagé dans le désengagement et la rationalisation efficiente de sa masse salariale qui constitue, à elle seule, une part importante des ressources budgétaires. 

Il revient dès lors à l’administration UOB de faire montre d’ingéniosité en s’auto-finançant. Doit-on rappeler que la hausse vertigineuse des frais d’écolage depuis 2015 visait principalement à installer une autonomie de gestion financière, et qu’à ce titre, les autorités rectorales pourraient puiser dans ce fonds pour tenter de juguler cette problématique qui, à long terme, pourrait impacter le positionnement de l’UOB vis-à-vis de la communauté estudiantine qui préfère dorénavant migrer vers les établissements privés ? La balle est dans le camp du recteur intérimaire Mesmin-Noël Soumaho.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...