mercredi,22 septembre 2021
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UOB: 2500 la pomme, 50 000 le sac de riz, ces surfacturations grossières pour l’alimentation des étudiants

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Ces chiffres qui donnent le tournis sont les montants issus des conclusions de la Task Force sur la dette intérieure relative à la gestion opaque des restaurants universitaires par le Centre national des œuvres universitaires (CNOU). Cette entité comme le révèle le quotidien l’Union réclamait à l’Etat une fausse dette de 80 milliards FCFA, en réalité issue des surfacturations grotesques de ses responsables sur les produits nécessaires à l’alimentation des étudiants.  

C’est la nouvelle affaire qui devrait mettre à nu un vaste réseau de faussaires, de corruption au sein de l’organisme chargé de la restauration des universités dans l’ensemble du pays. En effet,  les enquêtes menées par la Task force sur la dette intérieure font état de cas manifestes de  surfacturations et de manipulations de comptes dans les services de restauration délivrés par 5 entreprises chargées de l’approvisionnement des restaurants universitaires. 

D’après les révélations du quotidien L’Union de ce jeudi 26 novembre 2020, ces entreprises de restauration des universités qui réclament « une dette de 80 milliards de FCFA à l’État, auraient usé de subterfuges pour gonfler leurs factures en jouant notamment sur les prix, les quantités et le contenu des menus », a-t-on pu lire.  

Un montant colossal qui n’a pour origine, selon le quotidien, que les facturations mensongères et dolosives émises par le Centre national des œuvres universitaires (CNOU). Pour exemple sur les prix : « 1 kilo de poisson était facturé entre 5 000 et 10 000 FCFA ; le manioc Obamba à 900 francs la pièce ; une boîte de lait de marque Nido de 2,5 kg à 17 850 FCFA avec une commande allant de 150 à 400 boîtes par mois ; du raisin frais pour 25500 FCFA / kilos ; le sac de riz de 50 kg à 50 000 FCFA ou encore une pomme facturée à… 2 500 FCFA la pièce », révèle le quotidien national. 

Des facturations grotesques qui se sont accumulées tout au long de l’année et ne variant jamais, nonobstant les absences des étudiants et les grèves incessantes et répétitives. « À l’École nationale des Eaux et forêts, il était facturé 45 millions de maïs par mois pour 100 élèves ». Gageons que l’Agence judiciaire de l’État, avec l’appui du parquet,  saura mettre en branle ses différents services aux fins de faire la lumière sur ces informations, surtout que les fonds présumés détournés soient remboursés par les personnes incriminées.

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