Union nationale : Estelle Ondo entend s’opposer à son exclusion  

C’est à la faveur d’une déclaration à la chambre de commerce de Libreville, en présence de certaines personnalités politiques, notamment, René Ndemezo’o Obiang, Mike Jocktane, Ghislain Ledoux Mvou,  que le ministre de l’environnement et désormais ancienne vice-présidente de l’Union nationale (UN), Estelle Ondo a tenu à réagir à son exclusion de ce parti politique de l’opposition. Elle a assuré que cette exclusion a été prise en violation des textes réglementaires dudit parti.  

Devant un peu plus d’une centaine de ses partisans et sous forte escorte policière,  l’ancienne vice-présidente de l’UN est tout d’abord revenu sur les motifs ayant conduit le bureau national de ce parti à prononcer son exclusion, « le motif évoqué est mon entrée au gouvernement d’ouverture formé par son excellence, président de la République Ali Bongo Ondimba ». « Les gourous de l’Union nationale ont décidé de m’exclure simplement parce qu’au sein de notre parti  certaines personnes ont décidé de faire de la pensée unique un mode de gestion » s’est-elle insurgée.

Par ailleurs, Estelle Ondo a estimé que le président de ce parti politique, Zacharie Myboto, le gère de façon clanique, « il a été chantre de la pensée unique au moment du parti unique et donc je pense qu’il ne peut pas donner des leçons de démocratie » a-t-elle poursuivi. A propos de son exclusion, l’ancienne vice-présidente a estimé que « si l’on considère que mon entrée au gouvernement comme une faute, et bien je ne suis pas la première, ni la seule à avoir fauté contre le parti », ajoutant « mon exclusion de l’Union nationale est indiscutablement illégale, en ce qui me concerne toutes les dispositions prévues par nos statuts n’ont pas été respectées ».

En outre, elle a profité de cette rencontre pour exhorter les leaders de l’opposition à accepter le dialogue proposé par Ali Bongo Ondimba, « je saisi l’occasion qui m’est offerte pour appeler, Casimir Oye Mba, Jean Eyeghe Ndong, Paulette Missambo, Jean Pierre Rougou, Michel Ongoundou, Jacques Adiahenot, Vincent Essono Mengue, Jules Bourdes Ogouliguiende et bien d’autres, de s’élever et d’accepter le dialogue auquel appelle le président de la république ».

Revenant enfin sur le conflit l’opposant à l’Union nationale, « J’essuie tous les jours des attaques et des invectives, je me suis gardé d’y répondre pour préserver l’unité du parti. Il me semble que certains ont pris cela pour de la faiblesse. Je vous le dit aujourd’hui, je n’ai peur de personne au sein de notre parti, je n’ai de leçon de moral à recevoir de ces autocrates » a-t-elle martelé, avant de conclure qu’en tant que légaliste, elle entend « utiliser toute les voies de recours légale ».

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