Union nationale : 7 ans au service de la lutte pour l’alternance au Gabon

Créé le 10 février 2010, l’Union nationale a célébré le samedi 11 février courant au siège du parti sis au quartier Ancienne Sobraga dans le 2ème arrondissement de Libreville la septième année de son existence. Ce parti d’opposition né  de la fusion du Mouvement africain pour le développement (MAD), du Rassemblement national des républicains (RNR) et de l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), s’est imposé au fil des années comme le premier parti de ce bord politique, malgré les péripéties qu’il a traversé. L’occasion était donc bien choisie pour célébrer ce jour anniversaire, un événement qui a d’ailleurs vu la présence solennelle du leader de la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping, donc ce parti est membre.

Ouvrant la série d’allocutions au cours de cette cérémonie, le coordonnateur de la commune de Libreville, Jean Calvin Tomo a fait un bref compte rendu de la santé du parti dans la province de l’Estuaire au sortir de l’élection présidentielle du 27 août 2016. A ce propos il a réitéré au nom des militants de son giron, le «refus (…) de tout compromis avec les gourous».  

Prenant la parole quelques jours seulement après sa libération, symbolisant ainsi la détermination et le courage de la jeunesse, Firmin Ollo Obiang, coordonnateur du Mouvement des jeunes de l’UN, est resté égal à lui même malgré les intimidations et autres arrestations «ma conviction reste inébranlable» a t-il martelé. Indubitablement érigé en tribun, il a lancé par la suite, à ceux qui ont peur de prendre position pour ne pas finir en prison : « j’appelle tous les découragés à reprendre du courage! Et j’invite tous les jeunes gabonais à rejoindre le mouvement des audacieux.» Ceci pour rappeler que la jeunesse demeure le fer de lance dans le combat pour l’alternance et  la démocratie dans notre pays.

Après le discours engagé du coordonnateur du Mouvement des jeunes de l’Union nationale, le tour est revenu à la coordinatrice des femmes de l’Union Nationale, Marie Agnès Koumba d’inviter «les femmes à rallier les formations politiques de l’opposition particulièrement l’Union Nationale» et a précisé qu’aucune supercherie du camp d’en face «décennie de la femme, CAN…etc ne pourra entraver le combat que nous menons».

Le secrétaire exécutif adjoint, Paul Marie Gondjout, a quant à lui, informé l’ensemble des militants sur la mission de terrain qu’il a effectuée pour faire un bilan de l’implantation du parti et se préparer aux échéances électorales à venir. Il a par ailleurs observé au cours de sa tournée, le rejet par les populations, «du pouvoir usurpateur». S’adressant aux leaders de la Coalition pour la nouvelle République et de l’Union Nationale il a indiqué que les militants et les gabonais « sont dans l’attente et nous devons y répondre. Lorsque nous avons fait le choix d’aller aux élections, ils nous ont dit oui à la condition de n’avoir qu’un seul candidat. Nous l’avons fait et ils ont massivement répondu présent. Aujourd’hui ils demandent la direction et nous devons la leur donner car ils savent que l’usurpateur est incapable de gérer correctement le pays et nous ne pouvons pas laisser faire au risque de nous retrouver sans maison bientôt».

Enfin, le président du premier parti d’opposition, Zacharie Myboto, après avoir dressé un bilan des 7 ans d’existence de son parti, il a s’est appesanti longuement sur la situation sociopolitique du pays, « le Gabon est, nous devons le redire aujourd’hui empêtré dans le malaise le plus profond et le plus grave de son histoire. Malgré l’indifférence et les dénégations du pouvoir, notre pays présente aujourd’hui, et nous le redisons aussi, tous  les symptômes d’une déliquescence généralisée : dévoiement des institutions, violations répétées de la Constitution et des lois de la République, restrictions permanentes des libertés publiques, gestion chaotique de l’économie et des finances du pays, multiplication des grèves, dégradation de l’état des établissements d’enseignement, du primaire jusqu’au supérieur, insatisfaction des attentes des enseignants, des étudiants et des élèves, hôpitaux devenus des mouroirs, perte de nos valeurs traditionnelles, au profit de comportements exogènes ».

Poursuivant son propos, le président de l’UN a indiqué que « comme en septembre 2009, ce malaise trouve sa source dans le coup d’État électoral perpétré par Ali Bongo le 31 août 2016. Notre pays vit donc depuis le 3 septembre 2009, deux coups d’Etat électoraux». De ce fait, selon Zacharie Myboto il apparaît primordiale « qu’en tant que peuple souverain, nous devons refuser de continuer à être dirigés par un putschiste », réaffirmant en définitive « le soutien de l’Union Nationale au Président élu le 27 août dernier, Jean Ping ».  

C’est totalement revigorés que les militants, militantes et sympathisants de l’Union nationale ont entonné l’hymne national pour clôturer la cérémonie. 2010-2017, 7 ans déjà que le parti fait son petit bonhomme de chemin.

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