Union et Solidarité: les démissionnaires accusés de tentative de déstabilisation

Le porte parole de l’US, Fred Aurele Zehou Moussock, entouré des avocats de Moukagni Iwangou, Me Pie Makanga et Me Gilbert Mfoumbi Moundounga © GMT

Les avocats de Moukagni Iwangou, ainsi que le porte-parole d’Union et Solidarité (US), Fred Aurèle Zehou Moussock, ont échangé avec la presse locale sur des questions relatives à la décision rendue par le juge des référés, le mardi 5 juin dernier, dans l’affaire qui opposait Moukagni Iwangou à Elza Ritchuelle Boukandou. Une occasion pour le porte-parole dudit parti de revenir sur les motivations de l’acte de ses  anciens compagnons de lutte.

Si de prime abord la colère d’Elza-Ritchuelle Boukandou, Anges Kevin Nzigou et Nicolas Nguema a été motivée par l’entrée au gouvernement Issoze Ngondet III par l’actuel président exécutif de l’US, en violation de l’article 48 bis des statuts dudit parti, Fred Aurèle Zehou Moussock, soutient que cette manœuvre, qui a conduit la présidente du MJU à ester Moukagni Iwangou, sous-tend autre chose.

Un complot aurait donc été ourdi par les 3 démissionnaires afin de prendre la tête du parti. «Il nous semble qu’au regard de la violation des règles internes au parti et au regard des vices de procédure qui ont frappé leur action judiciaire, il y’a plutôt des motivations politiques. Le bureau exécutif a décidé de soutenir le président, c’était donc la décision du bureau exécutif qu’il fallait attaquer et non Moukagni Iwangou. Il a été jeté à la vindicte populaire, quels étaient alors leurs véritables motivations ?», s’est interrogé Fred Aurèle Zehou Moussock.

Toujours selon le porte-parole du parti de l’actuel ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, cette conspiration viserait la destitution de Moukagni Iwangou. «De notre point de vue ce sont des personnes qui voulaient prendre la tête du parti, estimant qu’il était temps pour eux de le diriger en lieu et place de Moukagni Iwangou qui est tout à fait légitime puisqu’il a été élu », a-t-il indiqué. Il a conclu son propos en affirmant que l’entreprise judiciaire, menée par Elza-Ritchuelle Boukandou et compagnie, n’a été que l’aboutissement de cette stratégie visant à imposer leur prise de pouvoir au bureau exécutif.

Chose qui n’a jamais eu lieu. Depuis l’irrecevabilité de la requête en radiation introduite par Elza Ritchuelle Boukandou, présidente du Mouvement des jeunes upégistes, cette dernière, ainsi que Nicolas Nguema et Anges Kevin Nzigou ont déposé leurs lettres de démission au secrétariat général. Les trois protagonistes ont d’ailleurs créé leur propre écurie politique.

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