UNEG: entre changement de dénomination et interpellation du gouvernement

Dave Branlly Essanga Ayira (au centre), président de l'UNEG © GMT

Engagé dans la défense des droits des étudiants, l’Union des mutuelles estudiantines du Gabon (UMEG) a animé une conférence de presse ce mardi 10 avril à l’Institut de développement des entreprises et des administrations (IDEA) sis à Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville. Au menu de cette rencontre, le changement de dénomination de ce mouvement estudiantin, mais également les conditions d’apprentissage difficiles rencontré par les étudiants gabonais.

Devant les hommes et femmes des médias, le président de cet organisation, Dave Branlly Essanga Ayira a annoncé le changement d’appellation de l’Union des mutuelles estudiantines du Gabon qui désormais se dénommera Union nationale des étudiants (UNEG). Cette mutation entériné lors de l’assemblée générale extraordinaire du 17 février dernier dernier, devrait selon les responsables contribuer à élargir son champs d’action au sein de la communauté estudiantine.

Il faut noter que ce changement permettra désormais d’intégrer trois types de membres, notamment «les mutuelles, les mouvements estudiantins et l’étudiant». «Toutes ces modifications concourent à l’amélioration de la revendication estudiantine. En effet, nous avons remarqué que le terme mutuelle était réducteur et que plusieurs étudiants ne venaient pas auprès de cette instance, simplement parce que beaucoup pensaient que c’est uniquement pour les responsables de mutuelles», a-t-il souligné.  

Revenant aux conditions d’apprentissage des étudiants dans les universités et grandes écoles du pays, il a fustigé une fois de plus le laxisme affiché par le gouvernement dans la prise en compte de leur revendication, notamment sur la question de l’augmentation des frais d’écolage. «Lorsque nous avons contesté cette hausse, c’était parce que nous ne croyions aux promesses qui ont été faites, car cela ne reposait sur aucun fondement», a rappelé le président de l’UNEG.

Selon le gouvernement conduit par Emmanuel Issoze Ngondet, l’augmentation des frais universitaires devait permettre l’amélioration des conditions d’études, sauf que jusqu’à présent rien ne semble avoir été fait dans ce sens. «Quatre mois après la tenue des différents conseils d’administration des université et grandes écoles, aucune action n’a été posée à l’endroit des étudiants. La vente des fascicules se poursuit, les résidences universitaires sont toujours fermées, les restaurants universitaires ne fonctionnent pas comme il se doit, le programme académique laisse à désirer», a dénoncé Dave Branlly Essanga Ayira.

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