Une mission d’enquête de la CPI sur les violences post-électorales attendue à Libreville ce 20 juin

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L’enquête sur les violences enregistrées aux lendemains de la proclamation de l’élection présidentielle du 27 août 2016 rentrera dans les tous prochains jours dans sa phase active. C’est l’information relayée par le site panafricain Africapostnews. En effet, une mission d’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sejournera dès le 20 juin prochain au Gabon pour faire la lumière sur les événements post-électoraux.

Quelques mois seulement après l’examen préliminaire initiée par la procureure général de la CPI, Fatou Bensouda, qui avait été ouverte à la demande du gouvernement fin septembre 2016, puis sur saisine de Jean Ping qui dénonçait des crimes contre l’humanité avant et après la présidentielle contestée du 27 août 2016, l’enquête sur ce dossier débute dans les tous prochains jours.

Ainsi, les enquêteurs de l’institution judiciaire internationale séjourneront 3 jours durant pour collecter les informations sur ces événements qui avaient plongé le pays dans la violence. C’est dans cette optique qu’ils rencontreront de nombreux responsables gouvernementaux et d’institutions, des responsables politiques de tous bords, des membres de la société civile et des diplomates.

Concernant ces événements dramatiques, le 9 mars dernier, à l’occasion de la 34e session du Conseil des droits de l’homme, l’Union européenne dénonçait la répression du gouvernement gabonais  «les allégations de violations graves des droits de l’homme perpétrées au Gabon à la suite des élections présidentielles de l’année dernière, notamment les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, la torture et les arrestations arbitraires, soulèvent de sérieuses inquiétudes», avait déclaré l’un des responsables.

Les Européens réclamaient d’ailleurs des sanctions contre les responsables des violations flagrantes des droits de l’Homme et que ceux-ci soient traduits devant la justice internationale.

Réagissant à la venu de la mission d’enquête de la CPI dans le pays, un membre du gouvernement  contacté par africapostnews affirme que cette enquête « permettra de faire la lumière sur les responsables politiques qui ont ouvertement incité les populations à descendre dans les rues et à incendier l’Assemblée nationale ainsi que d’autres bâtiments publics. Ce n’est pas l’œuvre du parti au pouvoir encore moins celle du gouvernement». Mettant à l’actif d’Ali Bongo la venu de ces enquêteurs de la CPI.

«La CPI n’est pas à la solde d’un régime et encore moins celui d’Ali Bongo. Le monde a été témoin de l’utilisation démesurée de la force armée contre les populations. Toute le monde a vu que le QG de campagne de Jean Ping a été attaqué à l’arme de guerre. Les images des Gabonais assassinés dans les rues ont ému au-delà de nos frontières. La CPI permettra de mettre à nu la cruauté de ce régime», rétorque un membre de l’opposition.

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