Un officier de police interpellé suite au décès d’un ressortissant burkinabé à Franceville

 

Ce mardi 07 mars 2017, le ministère de l’Intérieur, de la sécurité et l’hygiène publiques, chargé de la décentralisation et du développement local, a annoncé via son service presse qu’un officier a été interpellé suite au décès d’un sujet burkinabé à Franceville.

Ce mardi 07 mars 2017, la communauté burkinabé de Franceville a fait une marche pour dénoncer des bavures policières envers un de leur compatriote, qui a malheureusement passé l’arme à gauche du fait de ses blessures. « Informé le lundi 6 mars 2017 du décès de M. Issouf Bonca, de nationalité burkinabè, âgé de trente ans, veilleur de nuit, survenu à Franceville à la suite de son interpellation pour vol présumé de la somme de deux millions de francs cfa au détriment de son employeur », le ministère de l’Intérieur a tenu à réagir immédiatement.

Selon ledit ministère, il s’agit bel et bien d’un cas mettant en exergue des bavures policières. « Consécutivement à son audition – qui n’a pas été sanctionnée par un procès-verbal conformément aux procédures en vigueur -, il a été constaté une dégradation de l’état physique du prévenu suite à de présumés sévices corporels. Il sera conduit d’urgence à la clinique Ménaye sise au quartier Ngoungoulou (Potos). », souligne-t-il. « En dépit de la promptitude de l’équipe médicale de cette structure sanitaire, M. Issouf BONCA y a rendu l’âme à 17h30. », a-t-il précisé.

C’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont décidé de réagir car de tels agissements portant préjudice à l’image du pays et pouvant causer un incident diplomatique, ne peuvent rester impunis. «Saisi de la gravité des faits, le Ministre de l’Intérieur a diligenté une enquête préliminaire afin d’établir les responsabilités dans ce drame. Cette enquête a conduit à l’interpellation ce mardi 7 mars 2017 aux environs de 13 heures du capitaine Thérence AFOUNOUNA, enquêteur en service au Commissariat de police de Franceville. Celui-ci sera présenté devant le Parquet de la République.»

Enfin, le ministère de l’Intérieur condamne fermement ce qui s’est passé et souhaite ses condoléances à la famille du disparu. Il en a aussi profité pour apaiser les tensions. « Tout en condamnant ces dérives, le Ministre de l’Intérieur présente ses condoléances à la famille du disparu ainsi qu’à l’ensemble de la communauté burkinabè et appelle à la retenue en attendant les conclusions du rapport médical. », a-t-il conclu.                                         

Nous espérons donc de tout cœur que justice sera faite car le Gabon demeure un état de droit, comme aiment si bien le rappeler nos dirigeants.

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