Un délégué provincial de la Conasysed en garde à vue à Tchibanga

C’est par le biais d’un communiqué de presse parvenu à notre rédaction ce vendredi 19 mai, que la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed) a tenu à réagir à l’interpellation du délégué provincial de cette centrale syndicale, Cyprien Moungali depuis jeudi 18 mai 2017. Une affaire qui selon les syndicalistes met une fois de plus les violations des libertés syndicale.

En effet, dans ce communiqué signé du délégué général, Simon Ndong Edzo, la Conasysed, relate les faits ayant conduit à l’arrestation de son délégué provincial, indiquant que ce dernier «est gardé à vue à la police judiciaire de Tchibanga au motif qu’il aurait commis un outrage à magistrat pour avoir voulu s’enquérir de l’évolution de la plainte contre un pseudo comité de sages, qui avaient menacé de mort les membres dudit Bureau Provincial le 16 mars 2016 pour fait de grève dans le secteur éducation».

Cette affaire qui avait été portée devant la justice remonte à un peu plus d’un an lorsque le bureau provincial de la structure syndicale avait fait l’objet de «menaces de mort proférées par ce pseudo comité de sage». C’est donc dans l’optique de s’enquérir de la suite de cette plainte en «dépit des instructions de la cour d’appel de Mouila», que «le Délégué provincial de la Conasysed Nyanga a donc saisi par correspondance le Tribunal de Tchibanga pour connaître de l’évolution de ladite plainte. C’est cet acte qualifié d’outrage à magistrat par le substitut du Procureur qui lui vaut cette garde à vue arbitraire depuis le jeudi 18 mai 2017 à la Police judiciaire».

Une interpellation qui selon la la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation viole non seulement «l’article 46 de la Recommandation O.I.T/UNESCO sur la condition du Personnel enseignant», qui dispose que  «les enseignants devraient être protégés efficacement contre les actions arbitraires de nature à affecter leur situation professionnelle ou leur carrière», mais aussi plusieurs textes nationaux et internationaux sur la liberté syndicale.

C’est donc au vue de tous ces faits que le bureau de la Conasysed «dénonce et condamne cette énième garde à vue arbitraire du Délégué Provincial Conasysed de la Nyanga, exige sans délai et sans condition sa relaxe pure et simple». Avant de prévenir que «dans le cas contraire, la Conasysed se réserve le droit d’entreprendre des actions légales fortes sur le terrain».

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