Tropicale Amissa Bongo : vers une nouvelle humiliation pour les Panthères du Gabon ?

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Il serait difficile de répondre par la négative tant tous les ingrédients sont réunis pour faire de la participation gabonaise à la 13e édition de cette compétition internationale un énième fiasco. Préparation approximative, manque de matériels,  absence de regroupement. A défaut d’un autre boycott à l’ouverture de la course le 15 janvier prochain, sauf miracle divin, les coureurs gabonais feront une nouvelle fois  dans la figuration.

Le 5 janvier dernier, dans les colonnes du quotidien national L’Union,  on pouvait déjà lire l’incertitude et l’amateurisme qui tournent autour de la préparation de l’équipe nationale de cyclisme en prélude à la 13e édition de la Tropicale Amissa Bongo (TAB). A en croire le journal,  les coureurs «sont toujours éparpillés dans plusieurs quartiers de Libreville».

Actuellement, les cyclistes de l’équipe nationale s’entraîneraient avec des vélos amateurs, ceux prévus pour la compétition étant toujours bloqués à Franceville dans le Haut Ogooué. Sans regroupement, les Panthères du Gabon par la voix de son vice-capitaine Ephrem Ekobena  s’en remettent déjà  à Dieu: «Il faut que Dieu nous aide à tenir le coup».

Impuissant devant cette situation, le coach, Chaïbou Osseny, espère toujours que la Fédération gabonaise de cyclisme (Fegacy) en collaboration avec le ministère de tutelle agisse dans les temps. Mais là aussi, il faudrait un miracle puisque le président de la Fegacy, Maurice Nazaire Embinga, justifie déjà  la situation actuelle par la crise économique que connaît le pays. Et de ce fait,  le ministère des sports est excusable selon lui.

A ce moment,  on pourrait aisément se poser la question de savoir,  à  quoi jouent les autorités gabonaises dans la préparation des Panthères du Gabon ? Une compétition qui se déroule une fois par an, et toujours autant d’égarements. A côté de la guerre de leadership qu’a traversé la Fegacy pendant une longue période, le cyclisme n’a jamais su présenter des résultats positifs sur  ces trois dernières  années.

Tout y est donc médiocre. Et d’ailleurs,  le schéma de cette médiocrité a été conforté lors de la 12e édition de la TAB au cours de laquelle les coureurs avaient refusé de participer à la course le jour de l’ouverture dans le Haut Ogooué. A l’origine,  les mêmes motifs, une préparation approximative et un problème de primes impayés qui n’avait que trop duré. Les coureurs avaient été radiés des effectifs de la Fegacy, puis graciés grâce à l’intervention du Bord de mer. C’est ce même cycliste qui avait fait honte au Gabon aux jeux de la francophonie à Abidjan l’an dernier avec un abandon collectif de l’équipe.  

Au lieu de garder un faux suspens autour de la participation de l’équipe à cette course,  en espérant faire bonne figure,  la Fegacy a encore le temps de dignement se retirer de la compétition qu’on va encore organiser pour « les autres ». Un peu comme dans les autres disciplines sportives qui ont connu des compétitions internationales. Pour 2018,  15 équipes vont prendre part à cette édition de la Tropicale Amissa Bongo qui devrait faire un détour au Cameroun.

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