Trêve sociale aux régies financières : La FESYREFAA se désolidarise

Trêve sociale : La Fédération des Syndicats des régies financières et des administrations assimilées non partante © GMT

Quelques heures seulement après l’annonce de la signature d’un protocole d’entente et de trêve sociale d’une durée de 3 ans entre le gouvernement et une dizaine d’organisations syndicales des régies financières,  les membres de la Fédération des Syndicats des régies financières et des administrations assimilées (Fesyrefaa) ont tenu à exprimer leur rejet de cette accord qui devait mettre fin au mouvement de grève observé dans ces différentes administrations.

En effet, ce jeudi 28 septembre,  le gouvernement a annoncé la signature d’une trêve sociale  avec les syndicats des régies financières, , notamment, le Snad, le Synaaf, le Synabdp, le Synai, le Synamp, le Synadgd, le Synab, le Symega, le Saaje, le Synat, le Synaas et Transparence. Le ministre du Budget et des comptes publics, Jean Fidèle Otandault, a indiqué qu’il y a effectivement «une trêve qui a été conclu avec des syndicats légaux, représentant près de 90% du personnel des régies financières, nous l’avons signé pour 3 ans et nous avons mis en place un comité de suivi l’objectif étant de nous asseoir sur la table de négociation à chaque fois qu’il y aura des divergences».

Une démarche rejetée catégoriquement par  la Fédération des Syndicats des régies financières et des administrations assimilées qui ne pas se reconnaître dans le protocole signé entre le gouvernement et leur collègue.

Ainsi, pour le porte-parole de la Fesyrefaa, Wilfried Mvou-Ossialas, les agents réuni au sein de cette organisation syndicale n’ont jamais été partie prenante à la signature de la trêve sociale proposée.  

«Il est question que depuis hier soir un groupuscule d’individu s’est permis et s’est réuni pour signer une soit disante trêve sociale qui fait allusion à la grève dans laquelle nous sommes inscrits. Nous ne sommes ni concernés par la trêve sociale encore moins par les négociations qui se sont déroulées au ministère du Budget. Nous avons posé au gouvernement des conditions pour entrer en négociation. Elles n’ont pas changé d’un iota»; a t-il martelé.

En outre revenant sur leur revendication, il a expliqué que la négociation sur le nouveau système devait être conditionitionnée par le paiement des arriérés de prime et autres bonus. Il a egalement tenu à dénoncer l’illégitimité des syndicats ayant procédé à la signature dudit protocole d’accord. «La grève dans les régies financières n’est pas levé (…) et si le gouvernement pense que pour résoudre le problème il faut décapiter le bureau de notre syndicat en affectant certain de ses membres, ils ont échoués» a lancé Wilfried Mvou-Ossialas.