Travaux publics : imminente grève de la faim et de la soif

Jean Bosco Boungoumou Boulanga, secrétaire général de l'ONPESE © GMT

Le gouvernement  est désormais avertis. Une grève de la faim et de la soif est à prévoir au sein du ministère des Travaux Publics si le cahier de charge déposé le 3 février 2017, sur le bureau du ministre, Jean Pierre Oyiba, n’est pas pris en compte dans les tout prochains jours.

Emboîtant le pas des régies financières, la situation des agents des Travaux publics est à l’image même de l’économie de ce pays. «Hormis le point portant sur la revendication du paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) du 2ème trimestre, nous dénonçons également le détournement d’un pourcentage des crédits de l’Etat alloués à nos salaires, la suppression arbitraire et sans notification de la prime de rendement des agents des Travaux Publics et la manipulation des salaires de la main d’oeuvre non permanente», a précisé Jean Bosco Boungoumou Boulanga, secrétaire général de l’organisation nationale des personnels du secteur de l’équipement (ONPESE).

Face au silence de leur tutelle, les agents des Travaux publics, réunis en Coalition syndicale, convoquent donc une grande assemblée générale ce jeudi 28 décembre 2017 à l’esplanade de leur ministère. Il s’agit non seulement de restituer à leur base des questions  abordées en audience avec Yolande Nyonda, Secrétaire général du ministère mais aussi de décider si oui ou non entamer cette grève de la faim et de la soif.

Une grève il faut le dire aux conséquences néfastes aussi bien pour eux mêmes mais également pour l’image du Gabon qui est de plus en plus dégradée depuis les violences post-électorales de 2016. Cette image qu’il faudrait pourtant restaurer au moment le Gouvernement entend relancer l’économie en invitant des investisseurs étrangers.

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