Les travaux de construction du barrage de l’Impératrice toujours au point mort

Maquette de la Centrale hydroélectrique « Impératrice » © D.R

Face au déficit énergétique que connaît le Gabon et plus particulièrement dans le sud, le projet de construction du barrage hydroélectrique sur les chutes de l’impératrice Eugénie semblait être un début de solution à ce manquement. Sauf que quatre ans après le lancement des travaux en 2014, la situation est toujours au point mort, donnant l’impression que ce projet comme bien d’autres n’était qu’une promesse de plus dans les tiroirs du gouvernement.

Les provinces de la Ngounié et de la Nyanga connaissent toujours de véritables problèmes de tensions électriques. Pourtant, c’est en 1974, qu’a été lancé le projet de construction du barrage sur les chutes de l’impératrice Eugénie, censé solutionner ce déficit énergétique.

Retardée pour diverses raisons, avant d’être relancée il y a quatre ans, l’infrastructure électrique prévoyait une puissance de production de  88 Mégawatts et devait s’étendre dans les provinces du Moyen Ogooué et de l’Estuaire pour combler le déficit. Tandis qu’elle devrait permettre à plusieurs villes du sud et du sud-est notamment Lebamba, Ndendé, Tchibanga Mouila et Fougamou, d’être arrimées au Réseau interconnecté (RIC).

Le projet devenu national a été à l’origine de nombreux partenariats, notamment financiers. En effet, estimé à 80 milliards de  Fcfa, la banque chinoise, Exim bank, a donné un avis favorable suite à la demande de financement du projet émis par le gouvernement, en 2016. L’investisseur avait par ailleurs suggéré aux autorités gabonaises «d’associer les lignes hautes tensions qui vont de Fougamou à Mouila et de Fougamou à  Ntoum afin d’ajuster avec le Réseau interconnecté (RIC) de l’Estuaire».

Cependant, deux ans après la signature de l’accord avec l’établissement bancaire, qui a été confirmée par un protocole conclu entre Ali Bongo et son homologue chinois Xi Jinping, lors du sommet Chine-Afrique qui s’était tenu en Afrique du sud du 4 au 5 décembre 2015, la construction dudit barrage ne semble pas vouloir redémarrer.

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