Les transporteurs terrestres en grève

La circulation bloquée à Awendjé faute de taxi © GMT

Ce lundi 5 février 2018, les taxis mans de Libreville, Owendo et Akanda, ont entamé une grève pour protester contre l’augmentation du prix du carburant en station-services, décidée le 31 janvier dernier par la Commission nationale des prix des produits pétroliers.

Depuis samedi 3 février dernier, un message invitant les usagers à prendre leurs dispositions à partir de ce lundi 5 février, pour ceux qui empruntent les taxis circule. Ce message virale a finalement été confirmé par la pénurie de taxis observées depuis ce matin.

Le président du  Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), Robert Menie, contacté par Gabon Media Time a confirmé qu’une grève était observée par les taxis mans : «Exactement nous observons depuis ce matin un mouvement en contestation pour deux choses : une augmentation exponentielle des tracasseries et du racket des gendarmes et policiers qui s’apparente même déjà à des braquages et la hausse continuelle du prix du carburant», a t-il précisé.

Le prix de l’essence est passé de 605 Fcfa à 620 Fcfa et celui de gasoil de 540 à 560. Ces augmentations sont selon le président du Syltteg inopportune, injustifiée et de nature à tuer le secteur des transports. Tout en appelant l’exécutif à reconsidérer sa position, les transporteurs terrestres menacent de la reconduction pour une durée indéterminée de leur mouvement d’humeur. «Si le gouvernement ne revient pas sur sa décision d’augmenter le prix du carburant, cette journée va déboucher sur une grève générale illimitée», a marleté Robert Menie.

Ce lundi 5 février le mouvement de grève est observé par l’ensemble des conducteurs de taxis. Du côté Awendjé ce sont des milliers d’usagers qui font le pied de grue sur la chaussée pour espere trouver un moyen de locomotion, d’autres notamment les élèves sont contraints de s’embarquer dans des camions afin de rallier leurs différents lycées.

Même constat du côté de Bikélé où des échauffourées ont éclaté entre les usagers et des agents de force de l’ordre. A Owendo le mouvement est également bien suivi. Nous avons pu constater un énorme bouchon allant de la gare de Setrag à l’entrée de la ville, au pont Nomba. Des élèves du lycée technique ont occupé la chaussé dans le but de trouver un transport.

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