Transformation du Palais de Justice de Libreville en dépotoir : Paulette Ayo Mba pointée du doigt

Le Palais de Justice de Libreville envahi par des ordures © D.R

L’insalubrité qui touche la capitale du pays semble prendre des proportions quelque peu étonnante, celle-ci s’étant déporté au sein même de certaine administration. C’est le cas au Palais de Justice de Libreville où depuis quelques semaines la société de nettoyage en contrat avec l’institution a cessé toutes activités. Résultat, les couloirs et le hall sont transformés en dépotoir, nous rapporte l’hebdomadaire Moutouki dans sa livraison ce jeudi 16 novembre 2017.

Ainsi, les justiciables qui se rendent depuis quelque temps au tribunal ont pu constater l’état d’insalubrité notoire dans laquelle se trouve le hall. «Quelle merde ce Palais de Justice  de Libreville»; a confié un justiciable à nos confrères. A la question de savoir quelles sont les raisons de cette insalubrité, des sources proches de l’institution approchées par Moutouki révèlent que le premier président de la Cour d’appel de Libreville,  «Paulette Ayo Mba épouse Akolly aurait rompu de façon unilatérale le contrat signé avec une société de nettoyage de la place.» Raison pour laquelle, papiers, bouteilles de boissons et autres sachets ont gagné les couloirs, les bureaux et la salle des pas perdus souvent bondée en journée, des ordures qui sont désormais regroupés dans un coin du hall qui à la longue finira par devenir une véritable poubelle comme c’est souvent le cas dans les bas quartiers.

Selon d’autres sources proches de la Cour d’appel de Libreville approchés par l’hebdomadaire Moutouki «la transformation du tribunal en dépotoir serait due à l’absence de crédit. La société en contrat avec la juridiction n’aurait pas encore été payée et a décidé d’arrêter toute activité jusqu’à nouvel ordre».

Une situation qui ne manque pas d’être décrié par le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) par l’entremise son président Germain Nguema Ella. «C’est regrettable ! Lorsqu’on parle de palais de justice cela renvoie à quelque chose de luxueux, de propre et dans laquelle on n’est pas gêné par des ordures et des odeurs pestilentielles. On ne devrait pas se retrouver dans des tas d’ordures comme c’est le cas présentement dans un palais de justice»; fait-il observer.  

En attendant que des  solutions  soient trouvées à cette situation déplorable, qui peut être regler par les crédits obtenus par la Cour d’appel dans le dépôt des requêtes et autres dépens, il revient au premier responsable de cette juridiction mais aussi au ministre de la Justice, Francis Nkea de prendre des mesures pour éviter l’amoncellement de ces immondices.

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