Tournons la page débat des problèmes du système éducatif gabonais

Ce samedi 23 septembre 2017, après la visite de divers établissements publics et privés de Libreville et ses environs, le mouvement citoyen transcontinental Tournons la page s’est déporté du côté de la Chambre de commerce pour une conférence-débats animée par différents acteurs de l’éducation gabonaise.

D’entrée de jeu, Léa Ozoumet, membre actif de Dynamique unitaire, la plus grande centrale syndicale du Gabon, a décliné les rôles de chaque éléments administrant le système éducatif de notre pays en mettant l’accent sur l’importance de l’opinion nationale. Pour la syndicaliste, «l’opinion nationale joue un rôle important dans la prise de décision, c’est d’ailleurs le cas dans certains pays où des consultations sont lancées pour que l’avis du plus grand nombre soit respecté, c’est aussi cela la démocratie».

Pour Nicolas Nguema, le constat est amer et pour cause , le fossé criard existant entre les écoles publiques et privées est énorme. «Plus on avance dans le temps, plus la situation de l’éducation devient dramatique dans notre pays» a lancé le Président de l’Association des parents  pour la défense des intérêts des élèves et étudiants (Apadie).

Geoffroy Foumboula, Président de l’Ong Educaf s’est quant à lui indigné du silence des parents d’élèves,«ils sont complices de ce génocide intellectuel parce qu’ils sont assis chez eux lorsque les enseignants se battent, lorsque la société civile se lève pour la cause» a t- il affirmé. C’est un fait car, même pour l’augmentation des frais dans les universités et grandes écoles, on entend qu’un son, celui du silence des parents d’élèves dont les salaires n’ont pas augmenté mais à qui on demande de se sacrifier pour comme qui dirait «rendre les universités et grandes écoles autonomes».

Le Président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga a indiqué que «d’un côté il a vu les standards de l’école gabonaise et d’un autre les écoles de la corruption» pour expliquer le contraste entre l’établissement privé Le Ruban Vert et l’école publique de Belle Vue I. Il s’agit «d’un système d’endormissement et de destruction de la personne humaine!»; a t- Il précisé.

Pour conclure, place à cette jeunesse dont il est question dans tous les débats soulevés par tous les camps. Ngolet Karina, représentante du Mouvement Étudiants Conscients (MEC) est de nouveau revenue sur le chaos dans lequel sont plongés tous les établissements scolaires et universitaires du pays. Elle a d’ailleurs précisé que «la santé du système éducatif gabonais est à l’image même de ce pays». Crise multisectorielle, hausse de la dette publique, chute des prix du baril de pétrole, grèves interminables c’est désormais cela le quotidien du Gabon.

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