vendredi,14 août 2020
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Tortures à la prison centrale : le silence approbateur du Procureur de la République et de la Juge d’Instruction

C’est par le biais d’un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Gabon Media Time, que maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job et Rufin Nkoulou Ondo, avocats de l’ancien ministre des Transports Justin Ndoundangoye, se prononçant à suite du communiqué produit deux jours plus tôt le 02 février 2020 ont fustigé la posture aphone du procureur de la république et du Juge d’instruction. Un silence qu’il qualifie d’approbateur devant toutes les horreurs subies par leur client à la prison centrale.  

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Les avocats de l’honorable Justin Ndoundagoye sont depuis quelques jours le pied de guerre pour informer la communauté nationale et internationale de ce que leur client subirait des des violences sexuelles particulièrement inhumaines perpétrées sur leur client en détention préventive à la Prison centrale de Libreville. Dans leur première sortie, Maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job, Nkoulou Ondo Ruffin ont dénoncé via leur communiqué les sévices subis par leur client. « Ils lui ont demandé de se lever, l’ont pris en photo de dos, lui ont administrés 3 coups de fouet, l’ont remis au sol sur le dos en lui administrant des coups dans les parties intimes, puis l’ont remis sur le dos lui ont administré des coups dans les parties intimes et des coups de poing à l’épaule »  ont-il dénoncé. 

Ce mercredi 6 février 2020  les mêmes conseils sont revenus à la charge avec des prétentions beaucoup plus inquiétantes. Maîtres Cédric Maguisset et ses confrères craignent eu égard au traitement inhumains infligés à l’ancien Ministre des transports que celui-ci soit exposé à un risque de mort. C’est ce qui ressort de leur communiqué de presse, avec l’intime conviction de ce que « l’honorable Justin  Ndoundagoye est tout simplement en danger de mort à la prison centrale de Libreville, au regard notamment des actes de torture et sévices dont il a été victime, des menaces de mort dont lui et ses proches ont fait l’objet » pouvait-on lire. 

Des faits d’une particulière gravité qui à ce jour n’ont pas interpellé le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat et et la juge d’instruction. Agressions sexuelles, tortures et sévices physiques, menace de mort autant des faits qui auraient justifier le déclenchement d’une action publique et d’une instruction afin de faire la lumière sur prétentions des détenus relayés par leurs avocats.

 

Un silence étrange qui laisse penser que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville soit cautionne ces faits, soit n’est pas libre de ses actes pour mettre en branle les mécanismes de la procédure pénale. Une posture qui ne cadre pas avec les les déclarations de André Patrick Roponat qui pourtant avait rassuré sur le droits des détenues en affirmant que « les droits des uns et des autres resteront et seront respectés jusqu’au bout ».

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Mouss Gmt
Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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