Tentative de coup d’Etat: les agents de Gabon télévisions inquiets pour leur sécurité

C’est à la faveur d’une séance de travail avec le Vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou tenue le jeudi 10 janvier dernier à Libreville, que le bureau du Syndicat des professionnels de la communication est allé présenter au (VPR) son inquiétude face à l’insécurité à laquelle font face les hommes et femmes des médias du groupe GAbon télévision. Cette action intervient suite à l’assaut d’un groupe d’agents des forces de sécurité et de défense qui ont assiégé la maison Georges Rawiri le lundi 7 janvier dernier s’emparant ainsi de la radio nationale afin de lancer un appel à l’insurrection populaire.


Depuis le putsch manqué de ce début de semaine qui a eu pour scène le siège du groupe Gabon télévision, la peur a envahi les coeurs des membres du personnel de cette administration. C’est a ce titre que le bureau du Syprocom est allé rencontrer le numéro 2 gabonais pour lui faire part de l’inquiétude qui règne désormais dans leur hémicycle qui jusqu’à ce jour porte encore les marques du coup de force orchestré par le lieutenant Kelly Ondo Obiang et les siens.

Notons qu’au cours de cet assaut, le bâtiment a été criblé de balles, et le matériel au sein des salles de montage, des studios de rédaction et autres espaces de travail a été fortement détruit. A cela s’ajoute le préjudice moral dont ont été victimes trois communicateurs dans l’exercice de leur fonction.

Au sortir de sa rencontre avec le VPR, le bureau des syndicalistes a fait le point avec le personnel des médias dont il est le porte-voix. A cet effet, le vice-président du Syprocom s’est exprimé sur  la sécurité et le transport des agents de Gabon télévision qui était au coeur des échanges avec le numéro deux Gabonais. « Nous avons désormais peur, parce que c’est le prolongement d’un climat qui entoure les agents des médias de service public. Si une telle insécurité nous trouve à notre lieu de travail, nous nous posons la question de savoir qu’est ce qui peut nous arriver lorsque nous partons de ce lieu de travail pour nos domiciles », a martelé Edgard Djiembi Doukaga.

Le porte-voix du Syprocom n’a pas caché l’inquiétude et l’ire des communicateurs concernant la sécurisation de leur lieu de travail. « Nous sommes inquiets et en colère face à cette négligence dans le dispositif visant à sécuriser un endroit aussi névralgique, aussi sensible que Gabon télévisions et Radio-Gabon »,a t-il indiqué. 

Laissez votre commentaire