Tentative d’agression sur Myboto: Minlama Mintogo condamne et appelle la diaspora à la retenue

Dieudonné Minlama Mintogo, président d’Ensemble pour la République © GMT

Suite aux attaques perpétrées en France par des personnes se réclamant de la diaspora gabonaise à l’encontre du président de l’Union nationale Zacharie Myboto, le président d’Ensemble pour la République (EPR), Dieudonné Minlama Mintogo, a récemment condamné cet acte, au cours d’un entretien accordé à Gabon Media Time (GMT), le lundi 30 avril dernier, à son cabinet sis à l’ancienne Sobraga, dans le 1er arrondissement de Libreville

L’actualité politique est dominée par la question des législatives, à cet effet, le président de l’Union nationale, actuellement en France pour des questions de santé a été victime d’une tentative d’agression par ses compatriotes de la diaspora. Ces derniers lui reprochant sa décision de participer aux élections avenirs. Un «acte inacceptable», pour Dieudonné Minlama Mintogo qui est revenue de long en large sur ce problème.

Qualifié de situation de «gêne» visant à jeter l’opprobre sur les leaders gabonais, la diaspora gabonaise, pour Minlama Mintogo, brille par une succession d’actes antinomiques aux valeurs démocratiques et coutumières du Gabon. «Je suis consterné et déçu par le comportement de certains de nos compatriotes, qui dès que vous n’avez pas la même opinion sont capables de ne plus rien respecter ni les règles de la démocratie qui impose que nous puissions avoir des opinions divergentes, ni même nos coutumes», a-t’-il indiqué.

Une position que le président d’EPR, justifie par une expérience personnelle tirée de la campagne du boycott des élections législatives de 2011. Campagne au cours de laquelle les partisans du «non» ont fait preuve de tolérance et de respect de l’opinion contraire. «En 2011, j’ai travaillé pour le boycott des élections. Nous n’avons agressé personne», a-t-il précisé, avant de poursuivre «qu’il y avait des compatriotes pendant que nous militions avec le président Myboto, avec le président Eyeghe, avec André Mba Obame, avec Pierre Mamboundou, avec Marc Ona Essangui, avec Paulette Oyane, Georges Mpaga, pour le boycott des élections, Maganga Moussavou, Louis Gaston Mayila et les autres sont allés aux élections, mais personne ne les a jamais insulté. Nous avons respecté leur position et leur décision».

Celui qui par le biais de cet entretien a tenu à apporter son soutien au président Myboto et sa famille,  à néanmoins appeler ses compatriotes de la diaspora à faire preuve de retenue. Un appel qu’il lancera également à l’endroit de ceux qu’il considère comme les artisans de cette «campagne de la terreur»,  les mettant en garde contre les risques qu’encourt la notion du vivre ensemble au Gabon.

«Jappelle encore ceux qui gèrent ces compatriotes à la retenue à la sagesse. Parce que des dérapages, peuvent parfois découler à des réactions qui peuvent parfois mettre notre bien-vivre en péril», a-t-il fait savoir, avant de conclure en précisant que «le Gabon est un petit pays et nous n’avons pas de place pour ceux qui pour des divergences d’opinions sont prêts à jeter  les autres en pâture. Donc nous condamnons aussi bien les acteurs, et ceux qui paraissent aussi bien comme les instigateurs».

Une situation cocasse tant pour ceux qui estiment avoir la légitimité de rendre justice pour le peuple, depuis l’amorce de la crise post-électorale, que pour ceux qui prétendent agir en toute liberté, selon leur bon vouloir. Une position qui faut-il le rappeler ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique gabonaise.

En effet, le 28 avril dernier, certains membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) autour de Jean Ping, ont tenu une causerie dans le 2e arrondissement de Libreville. Au cours de celle-ci, l’un des orateurs, a indiqué que s’il n’approuvait pas toujours les méthodes de la diaspora, il comprenait néanmoins la colère de cette dernière, face à ce qu’elle considère comme une énième «trahison politique».

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire