lundi,25 janvier 2021
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Taskforce sur la dette: Ossouka, Ogandaga, Mbadinga Madiya et Berre aux portes de Sans famille ?

C’est ce que nous apprend l’hebdomadaire Le Mbandja dans son n°583 de ce vendredi 04 décembre 2020. En effet, selon nos confrères citant des sources proches de la présidence de la République, l’actuel Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et certains de ses ministres seraient impliqués dans le scandale de la fausse dette découverte par la « taskforce pour le règlement de la dette intérieure » placée sous l’autorité du coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin. 

Plus les jours passent, plus la toile de la justice semble se tisser autour de certains hauts cadres de l’administration gabonaise du fait de leur implication de ce qui apparaît comme le « Scandale financier de l’année 2020 » après celui de l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga et de sa boys-band. En effet, Si le 20 novembre dernier, nous reprenions déjà des informations relayées par  le journal d’investigation La Cigale Enchantée dans son n°007 du mardi 17 novembre 2020 dans un article intitulé : Fausse dette: Fabrice Andjoua, Sosthène Ossoungou, Jean-Marie Ogandaga and Co dans le collimateur de la Taskforce? De nouvelles révélations du journal Le Mbandja semblent désormais accréditer des implications « Très haut placées ».   

440 milliards de FCFA ! C’est le montant vertigineux de la fausse dette qui aurait été décelée par la Taskforce sur la dette intérieure, organe institué par l’arrêté N°006/PR en date du 20 juin 2020 et qui serait actuellement piloté par le fils du chef de l’Etat. Si les conclusions de cet organe feraient état de la culpabilité de plusieurs hauts cadres, et pas des moindres, dans la validation de ladite fausse dette alors que sur le terrain, les travaux ne sont pas effectués, Le Mbandja fait état d’une implication au sommet de l’Etat et plus particulièrement au sein du gouvernement. 

En effet, selon l’hebdomadaire la première personnalité qui serait dans le viseur ne serait autre que le cheffe du gouvernement. « Ainsi, dans les quelques documents qu’il nous a été permis de consulter par nos sources au palais, Rose Christiane Ossouka Raponda aurait passé un certain nombre de marchés avec certaines entreprises pour le compte de l’armée, sans le moindre respect des procédures ». Concernant la « dame blanche » de Lambaréné en l’occurrence l’actuelle ministre de la Fonction publique Madeleine Berre, Le Mbandja révèle qu’ « elle a souvent confié l’exécution des travaux des ministères où elle est passée à la société Metec. Cette dernière serait le bien de son “Onomé Berre”, mais dirigée par son propre grand frère qu’elle vient de nommer à la tête de l’ANINF, Daniel Christian Rogombe ». 

Par contre, chez les hommes, Noureddin Bongo Valentin aurait dans dans son viseur deux ministres notamment Jean Marie Ogandaga alias « Potcholo », dixit l’hebdomadaire La Loupe, et l’actuel ministre du Commerce Hugues Mbandinga Madiya, qui au moment de cet « emberlificotage » occupait le poste de directeur général de la Dette. « Ces deux illustres ministres risquent d’être rattrapés par la justice, non pas parce qu’ils auraient clairement trempé dans cette magouille, mais par obligation de résultat. Soit ils n’ont pas pris le temps de bien vérifier avant de valider les dossiers, soit ils auraient été motivés pour fermer les yeux », a fait remarquer notre confrère. 

Toutefois, comme nous le soulignions dans notre article reprenant Le journal d’investigation La Cigale Enchantée, ces personnalités pourraient être précédées devant la justice par plusieurs autres hauts cadres qui auraient joué un rôle de premier plan dans ce scandale. Nous citions entre autres le directeur général du Budget et des Finances Publiques Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, l’actuel ministre du Budget Sosthène Ossoungou Ndibangoye qui occupait le poste de directeur général de la Comptabilité Publique et du Trésor, ou encore l’actuel directeur général de la Dette Emmanuel Berre.   

Une belle brochette de personnalités qui pourrait faire languir les juges de la Cour criminelle spéciale (CSS) de voir ce beau monde passer à la barre pour s’expliquer sur leur implication. De quoi donner la réplique à Francis Nkea Ndzigue qui affirmait encore récemment que les membres du gouvernement ne sont pas corrompus. Mais comme le souligne l’hebdomadaire Le Mbandja « Tout dépend de Noureddin qui appréciera le moment venu ».

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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