Le Taekwondo gabonais, victime collatérale d’une gestion chaotique

© Gaboneco

Missionné par la fédération internationale de Taekwondo afin de réhabiliter l’image de la discipline au Gabon, le Comité national olympique, par la voix de son indéboulonnable président Léon-Louis Folquet, s’est entretenu avec les différentes parties prenantes. Ainsi, c’est au cours d’une réunion le samedi 15 décembre dernier, que les différents aspects de cette « crise » du taekwondo ont été évoqués.



Victime collatérale des nombreux maux dont souffre le Sport gabonais depuis plus d’une décennie, le taekwondo vit les heures plus sombres de son histoire. Alors que  paradoxalement des athlètes de la discipline sont parmis les meilleurs du continent voire du monde, le taekwondo gabonais continue lui de subir les affres d’une gestion chaotique.

En effet, englué dans une crise profonde depuis plus de trois ans , marqués par une mise à l’écart des principaux acteurs de la discipline et un abandon de ses figures de proue, le Taekwondo gabonais se meurt. C’est donc pour sortir de cette situation que le président du CNO a pris langue avec les différents acteurs de la discipline dans l’optique de trouver une solution concrète.

Si les discussions ont abouties à un plan visant la vérification des clubs et des ligues de manière physique, la rédaction de nouveaux textes et l’organisation prochaine d’élections, le chemin demeure encore long. Comme l’a d’ailleurs rappelé Léon-Louis Folquet, le CNO ne dispose pas « de moyens pour faire le tour du Gabon. C’est au ministère des Sports de nous accompagner dans ce sens ».

La question financière apparaît donc cruciale dans cette crise du Taekwondo, mais aussi du Sport gabonais dans sa globalité. Néanmoins, la solution réside t-elle dans le fait d’injecter des fonds dans des organismes? Ou au contraire dans une réorganisation profonde de ses structures?

Au regard du rayonnement d’athlètes tels qu’Anthony Obame, Maria Mouega, ou plus généralement de Pierre Emerick Aubameyang ou Stéphane Lasme, les autorités devraient prendre conscience, que l’économie du sport pourrait générer un flot continue de devises pour le pays.

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