Les syndicats des régies financières soutiennent les mesures gouvernementales

Wilfried Mvou-Ossialas (au centre) lisant la déclaration des Syndicats des régies financières © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animé ce mercredi 18 juillet 2018 à la Chambre de commerce de Libreville, que les syndicats des régies financières ont tenu à donner leur position sur les mesures prises par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 21 juin dernier. Ainsi, c’est en leur qualité de technicien des questions financières et économiques qu’ils ont estimé salutaires les décisions prises par l’exécutif, qui n’a d’autre objectif que de réduire le train de vie de l’Etat et assainir les finances publiques.



C’est autour du porte parole de la Fédération des syndicats des régies financières et administration assimilées (Fesyrefaa), Wilfried Mvou-Ossialas, que l’ensemble des syndicats que comptent les ministères de l’Economie, du Budget et des Hydrocarbures ont tenu à s’exprimer sur les récentes mesures d’austérité prises par le gouvernement. Regroupés autour d’une organisation dénommée Union sacrée pour la patrie (USP) qui comprend des syndicats autonomes, des fédérations syndicales et l’intersyndicale, ils se sont dit satisfaits de la prise de ces mesures qui  devrait marquer un tournant décisif dans la modernisation et la réforme de l’administration publique du pays.

Pour l’USP ces mesures viennent à point nommée car elles sont le gage d’une «maîtrise de la masse salariale». Cette maîtrise passe entre autres, selon eux,  par la mise en place d’un «audit réel efficace et sans complaisance des effectifs de la fonction publique, l’assainissement du fichier des pensions de retraites et de la Monp. Ce avant l’application d’une décote dégressive à ceux parmi nous qui gagne gros, tout en protégeant les plus bas salaires», ont-ils souligné.

D’ailleurs Wilfried Mvou-Ossialas a rappelé que ces décisions ne sont que le résultat des dénonciations de la majorité des syndicats du pays sur les soldes forfaitaires découlant de l’article 12, les voyages en classe affaires et l’achat de véhicules de luxe dans l’administration publique par les gouvernements successifs.

Par ailleurs, l’USP n’a pas manqué de fustigé la position des syndicats qui se disent contre l’application de ces mesures alors que celle-ci visent à faire des économies à l’Etat. Elle a ainsi indiqué appuyer le «gouvernement sur la question du manque de démocratie syndicale qui a entraîné certains leaders syndicaux à se momifier, empêchant le renouvellement des acteurs syndicaux».

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