Le Synamag met un terme à sa grève

Germain Nguema Ella, président du Synamag entouré d’autres membres © D.R

Suite au récent remaniement ministériel opéré la semaine dernière qui a vu le départ de Francis Nkea Ndzigue du département ministériel de la justice, le Syndicat national des magistrats (Synamag) a tenu un point de presse ce lundi 26 février 2018 dans lequel il annonce la levée de son mouvement d’humeurs illimité déclenché il y a près de deux mois.

Parmi tant d’autres revendications, c’était la principale demande formulée par les magistrats, « le départ du ministre ou rien !». Obtenu ce 20 février suite au dernier remaniement ministériel, les magistrats ont donc mis un terme, ce lundi 26 février, au mouvement de grève lancé le 12 décembre 2017. Francis Nkea muté au ministère de l’Habitat, et remplacé au ministère de la Justice par Edgar Anicet Mboumbou Miyakou, paye donc son bras de fer avec les magistrats. C’est également le point de vue du porte-parole du gouvernement Alain Claude Bilie By Nze, qui l’a confié à nos confrères de Jeune-Afrique.

« C’est une façon de voir les choses, même si les syndicats ne peuvent ordonner à qui que ce soit le départ d’un ministre. Mais ce changement aidera probablement à apaiser la situation avec les magistrats »,  a indiqué Alain Claude Bilie By Nze.

Pour rappel, le bras de fer entre l’ex ministre de la Justice et le Synamag, avait été déclenché suite à une polémique datant du 7 décembre dernier. En réaction à la convocation par le ministre de la Justice d’un juge d’instruction qui venait de décider de la remise en liberté provisoire d’un inculpé dans une affaire sous sa responsabilité, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) avait critiqué «les immixtions intempestives du pouvoir exécutif dans le pouvoir judiciaire ».



Le ministre de la Justice avait, en réponse à ces accusations, demandé des sanctions disciplinaires ainsi que la suspension du magistrat concerné. Francis Nkéa Ndizigue avait également dénoncé « la corruption des magistrats, un fléau social auquel les Gabonais sont quotidiennement confrontés », arguant qu’il n’était « pas rare de voir les gabonais payer de fortes sommes à un juge pour obtenir des décisions de justice en leur faveur ». Une semaine plus tard, le Synamag avait annoncé le début de la grève illimitée dans les tribunaux pour réclamer la tête de Francis Nkéa Ndizigue qui venait de les insulter.

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