Sylvère Offobo: «les avortements sont à l’origine de la stérilité secondaire au Gabon»

Illustration © D.R

Le Centre hospitalier régional Amissa de Libreville (CHRAF) a abrité le 31 janvier dernier un symposium scientifique sur les Interruptions volontaires de grossesses (IVG) au Gabon. Il en ressort que les avortements clandestins sont source de problèmes majeurs de santé pour celles qui s’y adonnent soit sur le court ou sur le long terme.

C’est entouré d’experts du domaine de la santé en reproduction que le docteur Sylvère Offobo directeur des affaires médicales au Centre hospitalier régional Amissa de Franceville a coordonné un symposium scientifique axé sur les interruptions volontaires de grossesses (IVG) encore appelées avortements. Ils sont dus à divers facteurs.

Les facteurs sociaux comme la stigmatisation, le poids de la religion peuvent expliquer le fait qu’une femme décide d’interrompre une grossesse. A côté de ceux-ci, il y a des facteurs économiques comme la pauvreté qui contraint souvent celles-ci à se résoudre à avorter.

L’avortement étant un acte prohibé par la loi gabonaise, celles qui le pratiquent usent des techniques peu recommandables. Elles semblent ignorer que ces actes ont des conséquences fâcheuses pour leur santé. « Les avortements clandestins sont aujourd’hui un problème de santé publique, en ce sens qu’ils sont à l’origine de plusieurs décès maternels, de problèmes de morbidité et de stérilité secondaire. Etant donné que l’hôpital est obligé de les prendre en charge lorsqu’elles arrivent en état de choc », a confié le Dr Sylvère Offobo au quotidien L’Union.

Poursuivant son propos, elle a décliné une liste de conséquences de cette pratique notamment la stérilité d’origine organique. Rappelons que la stérilité secondaire peut se traduire par une tendance accrue aux fausses couches et geler définitivement la possibilité de concevoir à nouveau . En ce moment, il n’est pas rare de voir des femmes se ruer vers les charlatans et les églises où elles payent cher pour avoir un enfant oubliant que cela est issu de leur acte passé. 

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