Suspension de la Conasysed : Georges Mpaga, Marcel Libama, Nicolas Nguema et Moukagni Iwangou s’indignent

Le vendredi 17 mars courant,  le gouvernement à la surprise générale décidé de suspendre par arrêté du ministre de l’Intérieur n°006/MISPDL toute activité de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed). Une annonce qui a suscité non seulement au sein de l’opinion, mais aussi de la société civile des vives réactions.

Pour le président du Réseau des organisations libres de la société civile du Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, la mesure de suspension de la Conasysed est une «mesure antidémocratique», soulignant qu’elle vise la  «liquidation de la principale organisation syndicale du secteur de l’éducation la CONASYSED».  Le leader de la société civile a de ce fait, condamné cette «dérive» du gouvernement, tout en signalant que cette décision est «illégale et digne d’un autre âge».

Autre membre de la société civile ayant réagi à cette décision de dissolution de la centrale syndicale de l’éducation, Marcel Libama. Ce dernier a indiquer que «la décision d’interdiction des activités de la CONASYSED constitue à n’en pas douter l’une des mesures les plus graves prises par le gouvernement d’ALI BONGO depuis 2009». Par ailleurs, il a tenu a expliqué que cette décision «frappe au cœur même de notre système politique démocratique instauré aux prix du sang et des larmes par notre vaillant peuple: la mise en cause de l’une des libertés consubstantielles à la démocratie, c’est-à-dire une liberté sans laquelle il n’y a point de démocratie: la liberté d’association». Avant de préciser que cette «mesure viole de plein fouet notre Constitution et les textes internationaux».

Le président de l’Association des parents pour la défense des intérêts des élèves et étudiants (APADIE), Nicolas Nguema, s’est également indigné de la décision du gouvernement qui prononce la suspension de la Conasysed.  La convention n° 87 de l’O.I.T en son article 4 dispose que «les organisations de travailleurs et d’employeurs ne sont pas sujettes à dissolution ou à suspension par voie administrative» précise-t-il, avant de poursuivre : «Cet arrêté qui viole ouvertement le droit international en vigueur au Gabon et notre loi fondamentale met à nu les pratiques autoritaires légendaires du système. L’APADIE soutien les enseignants et exige du gouvernement qu’il ouvre le dialogue pour une sortie de crise sans heurts. Dans deux semaines nous serons en avril, ce qui veut dire qu’on entamera le 7ème mois de grève. Quelle année scolaire va-t-on sauvé avec deux mois de cours ?»   

Du côté des personnalités politique ayant réagi, le président de l’Union du peuple gabonais (UPG), Moukagni Iwangou, qui a rappelé que «sur le caractère inclusif on peut le regretter, mais au delà j’attend de connaitre les motivations». Il s’est donc dit solidaire de l’ensemble des syndicats, «je pense qu’aujourd’hui que dans le domaine de l’éducation, le Gabon est totalement en faillite et je ne pense pas que le problème de l’éducation est celui posé par les partenaire sociaux, je crois que l’éducation est malade de la mauvaise gouvernance du pays» a t-il souligné.

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