Sur le chemin du calvaire: une description de la condition des femmes dans la société gabonaise

"Sur le chemin du calvaire" de Soleil Nganang paru aux Editions Jets D’encre © D.R

Âgée de 25 ans, la jeune Soleil Nganang vient de publier son premier roman aux Editions Jets D’encre. Etudiante à l’université Omar Bongo, au département d’Etudes ibériques, elle va dépeindre à travers son œuvre tant bouleversante que réaliste, le courage et l’orgueil de la femme, à voir sa progéniture réussir là où elle a posé le genou à terre.

Nkene, héroïne du roman «Sur le chemin du calvaire», rêve d’une vie meilleure et décide de s’installer à Libreville. Elle y rencontre Ayiboto, dans les bras duquel, elle vivra un bout de bonheur. Maman de deux filles, Léa puis Félicia, Nkene n’a pas fait de grandes études, mais elle veut pour ces dernières de dignes conditions de vie. Sur son chemin parsemé de déceptions et désillusions, Nkene sait qu’elle et ses filles vont devoir faire preuve de beaucoup de volonté pour réaliser leurs rêves.

Mais pour Nkene, le nom très symbolique, détermine le caractère de l’individu. C’est donc loin d’être un hasard lorsqu’elle nomme son ainée Léa, féminin de Léo, qui signifie Lion. Sans doute, espère-t-elle, que sa fille Léa saura toujours faire preuve de la force d’un lion et d’une grande générosité, qui lui ouvriront les portes de la réussite.

Quant à sa fille nouvelle-née, elle réfléchira longuement sur son lit d’hôpital, avant de l’appeler Félicia, équivalent en espagnol de Félicité, dont le synonyme est «béatitude», le bonheur parfait, qu’elle espère voir cette dernière vivre. Mais la jeune maman est bien consciente que le nom seul ne suffit pas pour que ces filles reçoivent ces attributs, elles vont devoir se battre pour y arriver.

Passionnée de littérature, Soleil Nganang, revient sur la condition des femmes et des enfants dans la société gabonaise. Dans son œuvre, Sur le chemin du calvaire, la jeune femme dépeint le combat de Nkene, à l’image de nombreuses jeunes femmes gabonaises, qui doivent toutes seules élever leurs enfants et se battre pour offrir à ses derniers des meilleures conditions de vie, dans une société, où la condition de la femme peine à s’affranchir des conceptions quelques peu Pétainistes.

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